
Nouveau rendez-vous dans le parcours permanent du Muséum !
Nouvelle mini-séquence « À l’actu » dans le parcours permanent Terre d’évolution au Muséum d’histoire naturelle de Marseille.
Nous entendons souvent parler de la fonte des glaciers, mais pourquoi cette dernière nous préoccupe-t-elle autant ? Aux 200 000 glaciers terrestres existants, s’ajoutent d’énormes masses de glace, banquises et inlandsis. L’ensemble constitue près de 75 % des ressources en eau douce de notre Planète. Dans le monde actuel, les glaciers occupent une place particulière en matière de climat, biodiversité, recherche, ressource en eau ou encore tourisme.
À l’occasion de l’Année internationale de la préservation des glaciers en 2025 et dans le cadre du programme AMIDEX porté par Aix-Marseille Université, le Muséum d’histoire naturelle de Marseille valorise les glaciers et les enjeux qui leur sont associés au sein de la mini-séquence « À l’actu » du parcours permanent Terre d’évolution. La présence des glaciers assure la sécurité hydrique de nombreuses populations ainsi que les activités agricoles, industrielles et énergétiques. Elle permet à des écosystèmes spécifiques d’exister.
La fonte des glaciers menace l’approvisionnement en eau potable et le maintien des activités économiques et culturelles de plus de 2 milliards de personnes dans le monde. Il apparaît alors nécessaire d’informer sur leur importance et de sensibiliser à leur disparition, raison pour laquelle l’ONU s’est penchée sur le sujet.
Découvrez « Glaciers »
Après une immersion dans le parcours Terre d’évolution, vous êtes invités à rejoindre l’aile gauche pour découvrir « Glaciers », où vous explorerez trois grandes zones géographiques, pour trois univers glacés.
- Le Groenland, une île pas comme les autres, qui accueille une faune diversifiée et dont les glaciers agissent, comme tant d’autres, sur le climat à l’échelle planétaire.
- Les Alpes, une histoire humaine locale.
Le regard que nous portons sur les glaciers a beaucoup évolué au fil du temps. Mais le glacier lui-même évolue en permanence et peut, malgré les apparences, abriter un ensemble d’espèces capables de survivre dans des conditions hostiles. - L’Antarctique, le plus grand désert sur Terre.
Malgré des conditions désertiques extrêmes, l’Antarctique accueille sur ses côtes et dans les zones plus abritées quelques espèces très adaptées. La présence humaine se limite uniquement aux expéditions scientifiques.
Autour de l’exposition : quizz et enquêtes
En famille, en balades entre amis, durant certains week-end et vacances scolaires, laissez-vous captiver par les médiations du museum et devenez acteurs pour comprendre l’exposition de façon ludique. Ces médiations sont prévues pour rendre les informations sur l’environnement, la santé et le climat accessibles et engageantes.
Une exposition semi-permanente en partenariat
Cette mini-séquence « Glaciers » est le fruit d’un partenariat entre le Muséum d’histoire naturelle de Marseille et Aix-Marseille Université (AMU) dans le cadre du projet « Médiation Enseignement Développement DUrable Sciences et Société » (MEDDU2S). À cette occasion, un stage réalisé par Noëllie BATRET et Mona PERERA, étudiantes en première année du Master IMST parcours ISME (Information Scientifique et Médiation en Environnement) d’Aix-Marseille Université, a bénéficié d’un financement par la fondation universitaire AMIDEX.
Le projet a pour objectif, dans une démarche interdisciplinaire et multi-acteurs, de sensibiliser les étudiants pour qu’ils intègrent dans leur formation les enjeux des 17 objectifs de développement durable (ODD) et modifient les pratiques sur le long terme. Ce partenariat est dans la continuité de nombreuses années de collaboration entre le Muséum et le parcours ISME de l’Université.
Aix-Marseille Université
Plus grande université francophone pluridisciplinaire, Aix-Marseille Université (AMU) accueille 80 000 étudiants et près de 8 000 personnels sur 5 grands campus aux standards internationaux. Propriétaire de 90 % de son patrimoine, l’université est présente sur 9 villes, dans 4 départements de la Région Sud.
Sa fondation universitaire Amidex, qui porte l’IDEX* (Initiative d’excellence), contribue au développement d’un pôle interdisciplinaire d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial. Dite « université de recherche intensive », elle abrite 122 structures de recherche en lien avec les grands organismes de recherche nationaux.
Amidex
La fondation universitaire Amidex accompagne le développement d’un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial en matière de recherche, formation et innovation sur le territoire d’Aix-Marseille Université. Elle facilite, accompagne et accélère des projets structurants pour le site Aix-Marseille afin qu’il soit identifié comme un acteur capable de répondre aux défis sociétaux et scientifiques d’aujourd’hui et de demain.
Le Master IMST parcours ISME (Information et Médiation Scientifique et Technique parcours Information Scientifique et Médiation en Environnement)
L’objectif du parcours ISME est de former des médiateurs scientifiques en environnement. Le médiateur scientifique facilite l’émergence de processus visant à développer des postures de « passeurs de frontières » entre les scientifiques et les acteurs de la société civile, les entreprises, les collectivités territoriales. Ces professionnels de haut niveau ont pour responsabilité de divulguer les connaissances scientifiques, de les rendre accessibles à un large public, tout en respectant les controverses qui animent ce milieu et en évitant tout réductionnisme. Scientifique dans sa formation et dans sa démarche, le médiateur connaît aussi la complexité du social comme la possibilité de dialoguer ensemble rationnellement. L’environnement est un enjeu scientifique, économique, historique, culturel et social puisqu’il est investi de multiples usages, imaginaires et affects. Il est disputé car l’environnement est devenu un espace politique dans lequel chacun doit pouvoir se sentir informé avec fiabilité.
En collaboration avec
Deborah Verfailli au CEREGE
Le CEREGE (Centre de recherche en géosciences de l’environnement) est une unité de recherche multidisciplinaire et internationale, qui étudie la dynamique des processus environnementaux et leurs perturbations sous contrainte naturelles ou anthropiques. Les approches en paléoclimatologie, géochimie physico-chimie et autres analyses des procédés permettent à cette unité de recherche d’avoir une approche complexe des phénomènes terrestres, alliant expérimentations sur le terrain et modélisation numérique partout dans le monde. Les sujets de recherche, souvent liés à la notion de ressources, de risques ou de changements globaux, entendent ainsi répondre à de forts enjeux sociétaux.
L’appui scientifique de cette unité a permis d’apporter des informations concernant la formation des glaciers, l’Antarctique et la recherche qu’on y mène.
Plusieurs photos de l’exposition sont issues de ce laboratoire.
Keyvan Dumas au LECA
Le Laboratoire d’Écologie Alpine est une unité de recherche associant le CNRS, l’université Savoie-Mont Blanc, l’université Grenoble-Alpes et l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble. Mêlant observation, expérimentation et modélisation, elle étudie la biodiversité, son devenir dans le cadre de modifications environnementales ainsi que les mécanismes qui sous-tendent son maintien. Centré sur les milieux de montagne, le laboratoire lie cette approche écologique aux enjeux sociaux au travers des questions de gestion de biodiversité, de services rendus par les écosystèmes, etc.
Dans cette exposition, leurs travaux sur les écosystèmes glaciaires et sur les marges périglaciaires ont pu étayer les propos sur les glaciers alpins.
Fanny Lhardy et Sylvain Pichat au Département des Sciences de la Terre, ENS de Lyon
Les membres du Département des Sciences de la Terre sont rattachés au Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre, Planètes et Environnement. Ce dernier est un laboratoire transdisciplinaire dont l’équipe accueille plus de 150 personnes, qui ont notamment pour objectif de comprendre la formation et l’évolution actuelle de la Terre ainsi que des autres planètes. Pour ce faire, l’unité de recherche couvre une large variété de sujets, faisant appel à la physique, la chimie ou la biologie. Parmi les axes de recherche, se trouve l’étude des dynamiques de surface. Cette approche rejoint la question de la fonte des glaciers autour des aspects climatiques et des bouleversements actuels.
Les conseils de Fanny Lhardy et Sylvain Pichat ont permis d’éclairer le lien entre glaciers et climat autour des pôles.
David Gremillet au CEFE
Créé en 1961, le Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive est une unité de recherche qui appartient au CNRS. Elle se compose de 4 pôles, axés sur l’aspect évolutif ou fonctionnel de l’écologie, sur la conservation de la biodiversité et sur les liens écologie-société. La recherche en son sein porte sur la dynamique, le fonctionnement et l’évolution du vivant afin d’anticiper les changements futurs et d’apporter des innovations qui répondent aux besoins des populations dans un monde en perpétuelle évolution. L’unité de recherche est pluridisciplinaire, elle porte une recherche « rassembleuse » et travaille aussi à son propre impact écologique.
Au sein du laboratoire, David Gremillet, qui a travaillé sur les oiseaux du Pôle Nord et leur rôle de « sentinelles du climat », nous a renseigné sur le lien entre réseau alimentaire et glaciers.
Flavien Saboureau, Botaniste
Flavien Saboureau est un naturaliste indépendant. Issu d’une formation en aménagements paysager, il s’est rapidement spécialisé dans la botanique. Au cours d’un service civique, il a passé plus d’un an à travailler sur la faune et la flore des îles subantarctiques, dont l’île d’Amsterdam. Il a participé à des programmes de réintroduction d’espèces menacées et a contribué à la publication de l’Atlas de la flore des Terres Australes Françaises… Il collabore à des revues spécialisées comme « Hommes et Plantes » ou « Carnets botaniques ».
Aujourd’hui sollicité pour ces travaux et pour d’autres, sa très bonne connaissances des espèces et des écosystèmes de ces milieux a été un atout pour appréhender la vie sur le continent Antarctique.
Heïdi Sevestre, Glaciologue
Heïdi Sevestre est une glaciologue française. Elle enseigne à l’Université du Svaldbard, en Norvège tout en participant à de multiples expéditions scientifiques dans les pôles et en haute montagne. Très impliquée dans la politique scientifique et dans la médiation des enjeux liés à la fonte des glaces, elle incite au changement de comportement face au dérèglement climatique. Elle est aussi membre du Conseil de l’Arctique et participe à de nombreuses conférences, documentaires et sommets internationaux.
Plusieurs photos de cette exposition lui appartiennent.
Agathe Frochot, Musée Muséum Départemental des Hautes-Alpes
Le Musée muséum départemental des Hautes-Alpes abrite des collections variées, allant de l’archéologie à l’histoire naturelle en passant par les beaux-arts. Diplômée de l’Institut National du Patrimoine, Agathe Frochot, conservatrice du patrimoine et directrice du Musée Muséum, a notamment travaillé dans le cadre de son mémoire sur l’histoire de la glaciologie au 19e siècle. Auteure de « Science, épreuve et passion des glaces chez Daniel Dollfus-Ausset (1797-1870) » et « Du patrimoine architectural au patrimoine naturel. La Suisse découverte par les photographes étrangers (1840-1860) », les ressources qu’elle a proposées ont permis de développer les liens entre populations alpines et glaciers au fil du temps.
Le muséum est par ailleurs à l’origine d’un prêt de lièvre variable.
