
À partir du 23 mai, le Centre de la Vieille Charité accueille Ce que la mer garde, une exposition pensée comme une traversée collective des rives méditerranéennes. À la croisée de l’archéologie, de la création contemporaine et de l’écologie, elle interroge ce que la mer conserve, efface et révèle.
Les œuvres d’Aïcha Snoussi, d’Elias Kurdy, de Jeff Daniel Silva et d’Aurélie Darbouret (MIO) dialoguent avec des objets issus des collections des Musées de Marseille, tout en invitant les publics à prendre part à l’exposition à travers des œuvres participatives et des ateliers de création. Ensemble, artistes et visiteurs font émerger récits, mémoires et imaginaires liés à la Méditerranée, au-delà de sa seule dimension géographique.
Une invitation à écouter ce que la mer garde, raconte et transmet – et ce que nous choisissons d’en conserver.
Samedi 23 mai vernissage de l’exposition de 19h à minuit
Venez découvrir l’exposition « Ce que la mer garde » en avant-première au Centre de la Vieille Charité dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées, en présence des artistes !
Nous la mer est une installation sonore et visuelle qui invite à plonger sous la surface de la Méditerranée, dans l’espace sous-marin de la baie de Marseille, entre la Côte Bleue et La Ciotat. Sous l’horizon de la Méditerranée, un monde en mutation se dévoile, fragile et résilient, intouchable et irréversiblement transformé. Dans les profondeurs, vie marine et présences humaines s’enchevêtrent : les cargos grondent en surface, les câbles et les pipelines courent sur le fond, les filets de pêche obstruent de vastes étendues d’eau et d’étranges scaphandriers déploient des efforts pour réparer les dommages. Pendant une quinzaine de minutes, Nous la mer entraîne les visiteur·euses de la surface aux profondeurs obscures et les invite à abandonner les repères terrestres habituels.
Les images révèlent des milieux contrastés, des zones industrielles portuaires aux secteurs marins plus protégés du parc national des Calanques. La composition sonore repose sur des enregistrements réalisés dans la baie de Marseille à l’aide d’hydrophones, des micros capables de capter le son dans l’eau. L’ensemble donne à voir et à entendre les multiples activités humaines qui s’y déroulent au quotidien, et les traces qu’elles y laissent. On observe alors comment les êtres vivants composent avec cette présence : comment ils réagissent, subissent ou s’adaptent.
Nous la mer offre une immersion inédite dans cet univers marin sous l’angle de notre cohabitation avec une diversité d’autres créatures. Sans toujours en avoir conscience, comment transforme-t-on leur monde ? Cette expérience incite aussi à nous interroger : à qui appartient la mer et comment en prendre soin?
Caractéristiques techniques : Installation multimodale spatialisée pour 5 écrans et 18 enceintes. 17 minutes. Montage audiovisuel, cartes, textes, objets.
Production :
Boris Pétric, La Fabrique des écritures ethnographiques,
Raphaèle Dumas, MUJÔ, et les Musées de la Ville de Marseille,
Avec la collaboration de Pierre Léo Paul à l’image, de Pascal Catheland au montage, de Julie Rousse à la composition sonore multiphonique et de la commissaire Juliette Bessette.
