Face à l’urgence climatique, développer les énergies renouvelables est devenu une nécessité. Mais produire une énergie décarbonée ne signifie pas produire une énergie sans impact. Panneaux photovoltaïques, éoliennes ou infrastructures de production transforment les paysages, occupent des espaces naturels ou agricoles et peuvent modifier le fonctionnement des écosystèmes.

Faut-il alors choisir entre lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité ? Ou cette opposition est-elle un faux débat ?

Les recherches scientifiques montrent aujourd’hui que les effets des installations d’énergies renouvelables varient fortement selon leur localisation, leur conception et leur intégration dans les territoires. Implantées sur certains sites, elles peuvent avoir des impacts importants ; installées sur d’autres, elles peuvent au contraire limiter fortement leurs effets sur le vivant. La question n’est donc pas seulement de produire de l’énergie, mais de savoir où, comment et avec quelles priorités.

Au-delà des choix techniques, cette réflexion renvoie à une interrogation plus large sur notre modèle de société. Tant que nos besoins énergétiques continueront de croître, les énergies renouvelables devront occuper une place essentielle dans notre mix énergétique. Mais leur développement ne pourra être durable que s’il s’accompagne d’une véritable prise en compte des enjeux écologiques, d’une planification à l’échelle des territoires et, bien sûr, d’une réflexion collective sur nos consommations.

Intervenants

  • Raphaël Gros, Professeur des Universités en écologie et conservation des sols
  • Anna Gourlia, Directrice cabinet stratégie environnementale
  • Jérôme Dubois, Professeur d’aménagement amU, consultant en développement des Energies Renouvelables

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À propos de l’OSU Institut Pythéas : 

L’Observatoire des Sciences de l’Univers (OSU) Pythéas est un des 25 OSU impulsés par l’Institut Terre et Univers du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Outre le CNRS, il a pour autres tutelles Aix-Marseille Université, dont il est une composante, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE). Ses grandes missions sont de contribuer à l’enrichissement des connaissances, de valoriser les recherches de ses équipes, de participer à la formation universitaire et au partage de la culture scientifique. Il fédère une unité d’appui et de recherche et sept laboratoires dans les domaines des sciences de l’Univers et de la Terre. Près de 1200 personnes y travaillent réparties sur une douzaine de sites en Provence.

À propos du master Informations Scientifique et Médiation en Environnement (master ISME) : 

Le master ISME s’inscrit dans la mention IMST (Information et Médiation Scientifique et Technique) et offre donc une formation pluridisciplinaire, allant de la médiation scientifique en tant que telle, à la découverte de différents outils technologiques. Les enseignements sont tous très variés, et souvent sous des formes assez atypiques. Les étudiants sont amenés, très régulièrement, à réfléchir sur différentes thématiques autour des relations sciences et société ainsi qu’à leur rôle de médiateur dans ce monde en perpétuelle évolution. Ce master est professionnalisant, les cours s’éloignent du schéma classique de l’étudiant qui gratte sur sa feuille en amphi. Ainsi, la formation offre beaucoup d’autonomie et de créativité, ce qui permet aux étudiants de développer de véritables compétences pour entrer dans le monde professionnel.