Podcast
La science, CQFD
Avec
- Olivier Mousis, astrophysicien, enseignant chercheur au Laboratoire d’astrophysique de Marseille
- Valéry Lainey, astronome de l’Observatoire de Paris-PSL, à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE).
- Nicolas André, directeur de recherche CNRS à l’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) et professeur en science planétaire à l’ISAE SUPAERO
Les références musicales
- Le titre du jour : Come down on Jupiter, The Orielles
- Le générique de début : Altin Gün, Goca dünya
- Le générique de fin : Yin Yin, Pingpxng
Radio France, 2026

Avec plus de quatre cents volcans actifs, la lune galiléenne Io est un monde coloré et extrême qui gravite autour de Jupiter. Le volcanisme y est provoqué par d’immenses effets de marées et les interminables panaches des volcans viennent nourrir l’atmosphère jovienne de soufre et de sodium.
Avec
- Olivier Mousis, astrophysicien, enseignant chercheur au Laboratoire d’astrophysique de Marseille
- Valéry Lainey, astronome de l’Observatoire de Paris-PSL, à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE).
- Nicolas André, directeur de recherche CNRS à l’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) et professeur en science planétaire à l’ISAE SUPAERO
Io est l’un des mondes les plus extrêmes du Système solaire. Avec plus de 400 volcans actifs, cette lune de Jupiter ressemble à un véritable enfer volcanique. D’immenses panaches de soufre peuvent y jaillir jusqu’à 500 kilomètres d’altitude.
Un volcanisme alimenté par les marées
Cette activité spectaculaire tire son énergie d’un phénomène très différent du volcanisme que nous connaissons sur Terre : les effets de marées (qui sont provoqués par l’attraction gravitationnelle de Jupiter et qui sont démesurément plus grands que ce qu’on connaît sur Terre). Comme l’orbite de Io n’est pas parfaitement circulaire, cette lune galiléenne s’approche et s’éloigne de sa planète hôte, ce qui fait localement monter ou baisser sa surface d’environ une centaine de mètres.
Car, oui, les marées sur Io ne font pas bouger l’eau des mers et des océans comme on peut le voir sur Terre. Ici, c’est la surface solide qui se soulève et s’affaisse ! De toute façon, Io ne possède pas d’eau à sa surface. De récentes études tendent d’ailleurs à montrer que cette eau ne s’est pas volatilisée à cause du volcanisme, mais qu’Io ne s’est formée qu’avec du matériel déjà déshydraté.
Un enfer volcanique autour de Jupiter
Au-delà de la compréhension de ce monde lunaire hostile, l’étude d’Io et de ses volcans peut s’avérer utile pour mieux comprendre la magnétosphère de Jupiter, le passé volcanique terrestre, ou encore pour élaborer des modèles de formation d’exoplanètes.
