La NASA a sélectionné la mission PRIMA (PRobe far-Infrared Mission for Astrophysics) dans le cadre de son appel à projet Astrophysics Probe Explorer (APEX). S’inscrivant dans la continuité du télescope Herschel, PRIMA observera le cosmos dans l’infrarouge lointain, une fenêtre essentielle sur l’Univers froid et caché par la poussière. La France contribue à cette mission portée par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) à travers PRIMAger, un imageur piloté par le CNES avec le CEA et le CNRS et des contributions de l’Institut néerlandais de recherche spatiale (SRON) et de l’Université de Cardiff.
Brève
Conserver les données et les liens pour faire avancer la recherche
Une étude publiée le 24 août 2026 dans PNAS en est un bel exemple.
Elle rassemble des données sur 742 espèces végétales provenant de 24 études menées sur six continents.
L’objectif était de comparer les caractéristiques des plantes des prairies anciennes et des prairies qui se sont développées suite de la perturbation d’une prairie ancienne (cultures, remaniements du sol, etc.).
Thierry Dutoit et Elise Buisson, de l’IMBE, ont contribué à cette étude grâce aux données collectées par cinq de leurs doctorants. Ces données représentent plus de 20 % des données utilisées dans cette synthèse mondiale.
Les résultats montrent que les plantes des prairies secondaires sont généralement plus grandes et possèdent des feuilles plus riches en azote, avec une surface foliaire plus importante. Elles sont ainsi davantage adaptées à une croissance rapide et à l’acquisition des ressources. À l’inverse, les plantes des prairies anciennes sont davantage adaptées à la conservation des ressources.
Fait remarquable, ces différences peuvent persister pendant plus d’un siècle après la destruction des prairies anciennes. Elles pourraient notamment modifier durablement le fonctionnement des écosystèmes et accélérer le cycle des nutriments.
Ces résultats soulignent l’importance de préserver les prairies anciennes et apportent des pistes pour restaurer leur biodiversité.
L’étude montre également l’importance de conserver les données produites au cours des recherches.
Mais conserver les données ne suffit pas toujours : maintenir les liens entre doctorants et encadrants est également essentiel.
Ces échanges permettent de mieux comprendre d’anciennes données et de retrouver des informations qui ne sont pas toujours présentes dans les bases de données.
Cette étude illustre ainsi comment des données collectées localement peuvent, plusieurs années après, contribuer à une recherche scientifique menée à l’échelle mondiale.
Formation Communication IMBE TV Biodiversité des grottes marines des Caraïbes : un inventaire inédit de petits crustacés et la découverte de nouvelles espèces
Un nouvel article publié dans ZooKeys, co-signé par Karl Wittmann et Pierre Chevaldonné (IMBE, CNRS, équipe NEMO), met en lumière cette richesse insoupçonnée.
À partir de prélèvements réalisés lors de la mission PACOTILLES-2 aux Petites Antilles, complétés par d’autres échantillonnages et l’étude de collections de musées, les chercheurs ont identifié 27 espèces de mysidacés, de petits crustacés proches des crevettes.
Parmi elles, certaines vivent exclusivement dans ces milieux souterrains, tandis que d’autres y sont simplement associées. L’étude combine observations morphologiques et analyses génétiques pour mieux comprendre les liens entre ces espèces et affiner leur classification.
Plusieurs découvertes marquantes sont présentées, dont la description de nouvelles espèces et même la création d’un nouveau genre. Les travaux permettent également d’étendre l’aire de répartition de certaines espèces, désormais observées dans les Caraïbes.
En rassemblant des données de terrain, de collections et de la littérature, cette étude propose une synthèse complète des mysidacés des grottes marines de la région. Elle constitue une référence précieuse pour mieux comprendre et préserver ces écosystèmes discrets mais particulièrement riches.
Visites insolites du CNRS
À quoi ressemble réellement la naissance d’un organisme vivant ? Comment une balade à vélo peut-elle permettre d’étudier l’environnement ? À quoi sert un supercalculateur ? Comment extraire de l’ADN d’ossements humains et que peuvent-ils nous apprendre sur nos ancêtres ? Que se passe-t-il dans le cerveau d’un bébé lorsqu’il apprend à marcher ? Autant de questions que le CNRS vous propose d’éclaircir, le temps d’une Visite insolite.
Du 7 au 18 octobre 2026, les Visites insolites du CNRS invitent tous les publics à vivre une expérience hors du commun au cœur de la recherche. Les chanceuses et chanceux tirés au sort pourront pousser les portes de lieux habituellement fermés au public afin d’observer, de manipuler, d’expérimenter, aux côtés de chercheuses et chercheurs passionnés.
Cette année encore, les surprises seront nombreuses : les 60 Visites insolites proposées offrent l’opportunité d’explorer les mystères, les techniques et les innovations de nombreuses disciplines scientifiques comme la paléontologie, la physique des particules, la robotique, les neurosciences, la mécanique du son ou encore les sciences du climat. Dans le cadre de cette édition 2026 de la Fête de la science dédiée aux « Saveurs savantes », les chimistes et écologues invitent également à passer sous la loupe le contenu de nos caddies et à décortiquer ce qui compose nos assiettes.
Quarante-sept laboratoires implantés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur participent à cette édition 2026. Au total, plus de 900 personnes pourront participer à ces immersions atypiques en petits groupes et découvrir, le temps de quelques heures, des lieux de recherche extraordinaires et des outils de pointe qui font l’identité de diverses disciplines scientifiques.
Une occasion unique d’éveiller sa curiosité et d’explorer les sciences autrement. Découvrez l’ensemble du programme et candidatez : visitesinsolites.cnrs.fr
Comment participer ?
Les internautes peuvent tenter leur chance du 25 août au 20 septembre 2026 à 23h en répondant à trois questions en lien avec la thématique de la visite choisie. Les lauréats et lauréates seront sélectionnés aléatoirement parmi les personnes ayant répondu correctement afin de constituer des groupes composés de quatre à douze personnes selon les visites.
À propos
Les Visites insolites du CNRS proposent chaque année de découvrir en groupe restreint des lieux de recherche extraordinaires. Depuis leur création en 2020, près de 6 000 personnes ont participé à près de 600 visites organisées avec les laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS !
Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
#CNRSinsolite
Première découverte en France de Filago lusitanica dans la plaine de Crau
Et si une plante encore inconnue en France se cachait depuis des années au cœur de la plaine de Crau ? C’est la surprenante découverte réalisée par les botanistes Daniel Pavon et ses collaborateurs.
Dans cette publication, les auteurs révèlent la présence de Filago lusitanica, une espèce jusqu’alors jamais observée sur le territoire français. Au-delà de cette première nationale, l’étude met en lumière les richesses encore méconnues de la Crau, un espace naturel exceptionnel souvent difficile à prospecter.
Entre enquête botanique, description de l’espèce et analyse de son habitat, cet article offre un éclairage passionnant sur les enjeux de connaissance et de préservation de la biodiversité méditerranéenne.
Une lecture incontournable pour les amoureux de la flore et les curieux de nature.
Restitution de collections paléontologiques éthiopiennes conservées au CEREGE
Les échantillons concernés avaient été découverts en Éthiopie lors de missions scientifiques menées dans les années 1960 et 1970. Conservés depuis plusieurs décennies au CEREGE dans le cadre de collaborations scientifiques franco-éthiopiennes de longue date, ils ont été officiellement remis aux autorités éthiopiennes afin de rejoindre les collections nationales.
Le CEREGE est fier d’avoir contribué à cette initiative, qui illustre l’importance des partenariats internationaux dans l’avancement des connaissances scientifiques et la valorisation du patrimoine mondial.
