La NASA a sélectionné la mission PRIMA (PRobe far-Infrared Mission for Astrophysics) dans le cadre de son appel à projet Astrophysics Probe Explorer (APEX). S’inscrivant dans la continuité du télescope Herschel, PRIMA observera le cosmos dans l’infrarouge lointain, une fenêtre essentielle sur l’Univers froid et caché par la poussière. La France contribue à cette mission portée par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) à travers PRIMAger, un imageur piloté par le CNES avec le CEA et le CNRS et des contributions de l’Institut néerlandais de recherche spatiale (SRON) et de l’Université de Cardiff.
Univers
BepiColombo : séparation réussie du module de transfert à l’approche de Mercure
C’est une nouvelle étape cruciale que vient de passer la sonde BepiColombo. Le jeudi 3 septembre 2026, la mission conjointe de l’Agence spatiale européenne et de l’agence spatiale japonaise, JAXA, a franchi un cap historique vers Mercure. La séparation du module de transfert de Mercure (MTM), qui propulsait la sonde depuis huit ans, a été confirmée avec succès par les équipes au sol à Darmstadt. Ce largage réussi marque la fin du long voyage de croisière et lance officiellement la délicate phase d’insertion orbitale autour de la planète.
Le succès de la manœuvre du jour et l’acquisition du signal
Une séparation autonome exécutée à la seconde près
Le jeudi 3 septembre 2026, à 14h00, heure de Paris, la sonde BepiColombo a ordonné de manière entièrement autonome la séparation du module de transfert vers Mercure (MTM). À cause de la distance colossale de plus de 200 millions de kilomètres séparant alors l’engin de la Terre, les signaux radio ont mis environ 11 minutes et demie à atteindre la Terre. La coupure des liaisons mécaniques s’est effectuée via des actionneurs non explosifs. Ils ont libéré des ressorts tendus pour repousser doucement le module à une vitesse relative d’environ 40 cm/s.
Soulagement et joie au centre de contrôle de Darmstadt
Après la séparation, l’orbiteur désormais libéré du MTM a basculé temporairement dans un « mode de sauvegarde » automatique de sécurité pour orienter ses panneaux et pointer ses antennes de communication vers la Terre. À 15h49, l’antenne espagnole de Cebreros et l’antenne argentine de Malargüe ont reçu un signal fort confirmant le succès de l’opération. « C’est une excellente nouvelle. Je suis extrêmement soulagée, je n’ai pas de mots. C’est le meilleur scénario possible : la télémétrie arrive exactement au moment où nous l’attendions et nous constatons dans ces données que la configuration de la sonde est correcte », a réagi Elsa Montagnon, chef de la division de la gestion des missions et des opérations scientifiques de l’ESA, lors du direct de l’agence. « Cela signifie que le véhicule spatial a terminé sa reconfiguration comme prévu, qu’il utilise ses fonctions de base, qu’il a de l’énergie, de la propulsion, qu’il a pu se réorienter et qu’il communique avec nous. Nous avons une mission, nous avons une sonde. » Enthousiasme partagé par Bruno Sousa, responsable des opérations et de l’ingénierie à l’ESA. « C’est une nouvelle mission qui débute aujourd’hui », assure-t-il.
De la Terre à Mercure : un voyage de huit ans et la suite de la mission
Une croisière complexe rythmée par neuf assistances gravitationnelles
Lancée le 20 octobre 2018 par Ariane 5 depuis Kourou, BepiColombo a parcouru plus de 10 milliards de kilomètres à travers le système solaire interne. Atteindre Mercure est un immense défi. La sonde est constamment attirée et accélérée par le Soleil. Pour freiner sans consommer d’imposantes réserves de carburant, la sonde a exploité la méthode de l’assistance gravitationnelle. BepiColombo a ainsi survolé la Terre une fois en avril 2020, Vénus deux fois ( en octobre 2020 et août 2021), et Mercure à six reprises entre 2021 et 2025. Ce parcours a également été soutenu par une propulsion électrique ionique continue, éteinte définitivement le 15 juin 2026 avant la séparation du 3 septembre.
Le calendrier très précis des prochains mois
Le largage du MTM aujourd’hui n’est que le premier acte de la phase d’arrivée. Les étapes à venir s’articuleront ainsi :
- 21 novembre 2026 : Capture gravitationnelle et première insertion de l’ensemble dans l’orbite de Mercure.
- 9-10 décembre 2026 : Séparation de l’orbiteur japonais Mio sur son orbite d’étude de la magnétosphère.
- 16 décembre 2026 : Éjection du bouclier thermique MOSIF par l’orbiteur européen MPO.
- 10 mars 2027 : Stabilisation de MPO sur son orbite de travail basse et circulaire.
- 6 avril 2027 : Début officiel des opérations scientifiques conjointes.
Décoder les secrets de Mercure : les objectifs scientifiques
Deux regards complémentaires sur un monde mystérieux
BepiColombo se distingue comme la première mission spatiale à insérer simultanément deux orbiteurs opérationnels autour de la planète la plus proche du Soleil. L’orbiteur européen MPO (Mercury Planetary Orbiter) étudiera la surface, la structure interne et l’exosphère très ténue de la planète. L’orbiteur japonais Mio (Mercury Magnetospheric Orbiter) se focalisera sur la magnétosphère et l’environnement spatial de Mercure. « La raison pour laquelle la JAXA et l’ESA envoient cette mission vers Mercure est d’en apprendre davantage sur la planète elle-même. La science est le moteur de cette mission », assure le Pr Geraint Jones, scientifique en chef du projet à l’ESA.
Les grandes énigmes de la planète de fer
Les instruments de la mission chercheront à élucider plusieurs mystères, à commencer par la densité anormale de Mercure, qui possède un noyau de fer et de nickel disproportionné par rapport à sa taille. « La densité de Mercure n’est pas plus élevée que celle de la Terre, mais pour sa taille, elle l’est beaucoup que ce à quoi on pourrait s’attendre », précise Geraint Jones. La sonde étudiera également les « hollows ». Il s’agit de dépressions géologiques uniques où le sol semble s’évaporer sous l’effet de la chaleur. La dynamique de sa magnétosphère sera surveillée grâce à l’orbiteur japonais. Enfin, BepiColompbo devrait permettre d’en savoir plus sur la présence inattendue de glace d’eau au fond de cratères polaires éternellement sombres, un peu comme sur la Lune. Cette présence d’eau contraste avec les températures de surface pouvant culminer à 450 °C pendant la journée.
Visites insolites du CNRS
À quoi ressemble réellement la naissance d’un organisme vivant ? Comment une balade à vélo peut-elle permettre d’étudier l’environnement ? À quoi sert un supercalculateur ? Comment extraire de l’ADN d’ossements humains et que peuvent-ils nous apprendre sur nos ancêtres ? Que se passe-t-il dans le cerveau d’un bébé lorsqu’il apprend à marcher ? Autant de questions que le CNRS vous propose d’éclaircir, le temps d’une Visite insolite.
Du 7 au 18 octobre 2026, les Visites insolites du CNRS invitent tous les publics à vivre une expérience hors du commun au cœur de la recherche. Les chanceuses et chanceux tirés au sort pourront pousser les portes de lieux habituellement fermés au public afin d’observer, de manipuler, d’expérimenter, aux côtés de chercheuses et chercheurs passionnés.
Cette année encore, les surprises seront nombreuses : les 60 Visites insolites proposées offrent l’opportunité d’explorer les mystères, les techniques et les innovations de nombreuses disciplines scientifiques comme la paléontologie, la physique des particules, la robotique, les neurosciences, la mécanique du son ou encore les sciences du climat. Dans le cadre de cette édition 2026 de la Fête de la science dédiée aux « Saveurs savantes », les chimistes et écologues invitent également à passer sous la loupe le contenu de nos caddies et à décortiquer ce qui compose nos assiettes.
Quarante-sept laboratoires implantés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur participent à cette édition 2026. Au total, plus de 900 personnes pourront participer à ces immersions atypiques en petits groupes et découvrir, le temps de quelques heures, des lieux de recherche extraordinaires et des outils de pointe qui font l’identité de diverses disciplines scientifiques.
Une occasion unique d’éveiller sa curiosité et d’explorer les sciences autrement. Découvrez l’ensemble du programme et candidatez : visitesinsolites.cnrs.fr
Comment participer ?
Les internautes peuvent tenter leur chance du 25 août au 20 septembre 2026 à 23h en répondant à trois questions en lien avec la thématique de la visite choisie. Les lauréats et lauréates seront sélectionnés aléatoirement parmi les personnes ayant répondu correctement afin de constituer des groupes composés de quatre à douze personnes selon les visites.
À propos
Les Visites insolites du CNRS proposent chaque année de découvrir en groupe restreint des lieux de recherche extraordinaires. Depuis leur création en 2020, près de 6 000 personnes ont participé à près de 600 visites organisées avec les laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS !
Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
#CNRSinsolite
Le télescope spatial Nancy Grace Roman : la France, au cœur d’une révolution astrophysique
Une mission qui va redéfinir l’astrophysique mondiale
Le télescope Roman est souvent présenté comme l’héritier de Hubble, mais avec des capacités 100 fois supérieures. Grâce au champ de vue exceptionnellement large de son premier instrument appelé Wide Field Instrument (WFI), il pourra observer des millions de galaxies en une seule prise de vue, là où Hubble n’en captait que quelques milliers. Avec une résolution similaire, Roman permettra d’étudier l’énergie noire, cette force mystérieuse qui constitue 75 % de l’Univers et accélère son expansion. Cet instrument sera également capable de détecter de manière indirecte des milliers d’exoplanètes en direction du bulbe de notre galaxie, la Voie Lactée. En opérant en synergie avec les télescopes James Webb et Euclid, Roman offrira une vision complémentaire et inégalée de l’Univers, couvrant un large spectre de l’infrarouge proche aux confins du cosmos.
Le second instrument de Roman est un instrument coronographique appelé Coronograph Instrument (CGI) qui masque la lumière des étoiles pour révéler des planètes autrement invisibles. CGI est un démonstrateur technologique. Il va pour la toute première fois fournir des images de systèmes de planètes froides comparables à Jupiter et réfléchissant la lumière de leur étoile, ce qui va permettre de mieux comprendre leur composition et leur mode de formation. Cette prouesse est permise par la combinaison de multiples techniques instrumentales pour atteindre des performances de détection mille fois supérieures aux observatoires précédents en termes de contraste.
La France, acteur de la mission Roman
La participation française à Roman est à la fois stratégique et innovante.
Le CNES est responsable des fournitures françaises, pour lesquelles il a signé en 2023 un accord avec la NASA. Il coordonne et finance les contributions des laboratoires, garantissant que la France reste à la pointe de l’innovation spatiale. La principale participation française se fait à travers celle du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM), un laboratoire de recherche sous tutelle du CNRS, du CNES et d’Aix-Marseille Université, qui a conçu et fabriqué 16 petits miroirs paraboliques hors d’axe pour le CGI, des composants polis sous contrainte avec une précision inégalée, une technique mise au point avec le soutien du CNES.
Ces optiques permettront de révéler des exoplanètes jusqu’à un milliard de fois moins lumineuses que leur étoile, une prouesse technologique qui place la France au premier plan de l’astrophysique mondiale.

Le LAM apporte également son expertise en traitement des données spectroscopiques du WFI, acquise notamment grâce à sa contribution à la mission Euclid.
Enfin, le CNRS soutient activement le projet en mobilisant les meilleures équipes scientifiques pour exploiter les données de Roman et en faire un levier pour la recherche française.
Pourquoi ce projet est-il si important pour la science française ?
Le projet Roman représente une opportunité exceptionnelle pour la France de renforcer sa position comme leader européen en astrophysique. Grâce au CNES, et au CNRS, notre pays démontre une fois de plus son excellence en optique et en traitement des données, des domaines où la France se distingue à l’échelle internationale.
Les données collectées par Roman permettront aux chercheurs français de publier des découvertes majeures sur l’énergie noire, les exoplanètes et la structure de l’Univers. De plus, les technologies développées pour Roman, qu’il s’agisse d’optique, de coronographe ou de traitement des données, bénéficieront à de futures missions spatiales, consolidant ainsi l’avance française dans le domaine.
La France est historiquement en pointe en cosmologie, avec notamment les missions Euclid et Planck pilotées par des équipes françaises, et dans le domaine des exoplanètes et de l’observation à haut contraste avec l’instrument SPHERE au VLT ou encore le coronographe à bord du James Webb. Grâce à leur participation à Roman, les laboratoires de recherche du CNRS et de ses partenaires, et le CNES pourront tirer ainsi le meilleur des synergies de Roman avec Euclid et JWST notamment, et bénéficier d’une expérience unique en instrumentation coronographique spatiale en vue de la prochaine grande mission de la NASA, Habitable Worlds Observatory.
« Le coronographe de Roman ouvre une nouvelle ère pour l’imagerie des exoplanètes en atteignant des performances 100 à 1000 fois supérieurs à ce qu’on peut faire actuellement depuis le sol. »
— Arthur Vigan, chercheur CNRS au LAM, représentant français du CNES pour le CGI de Roman
« Roman incarne une prouesse technologique : ses instruments de pointe, son télescope d’une stabilité exceptionnelle pour un satellite de dix tonnes, ses traitements au sol extrêmement performants, vont offrir des observations inégalées. En réussissant ce défi, il ouvre la voie aux futures missions d’astrophysique et de cosmologie.»
— Isabelle ZENONE, Cheffe de projet de la contribution française au projet Roman.
Revoir le lancement du Nancy Grace telescope le 30 Août 2026.
Le site du CNRS de l’Observatoire de Haute-Provence accueillera en 2028 un télescope de 2,5 mètres de l’ONERA
Dans un Communiqué de Presse l’ONERA, le centre français de recherches aérospatiales, vient d’annoncer le lancement de la réalisation du projet PROVIDENCE, télescope et plateforme de recherche dédié à la surveillance de l’espace.
Le CNRS se félicite du lancement de ce projet porté par l’ONERA et des perspectives de collaborations scientifiques qu’il apporte entre les deux établissements. PROVIDENCE s’appuie, pour son implantation, sur le site astronomique d’exception de l’Observatoire de Haute-Provence (OHP), mis à disposition par le CNRS à travers l’Observatoire des Sciences de l’Univers Pythéas (CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/INRAe), dans le cadre d’une convention d’occupation temporaire de site conclue avec l’ONERA pour une durée de 50 ans.
Le projet consiste à remplacer le télescope historique de 1,52 m de l’OHP, en service depuis la fin des années 1960, par un télescope de nouvelle génération de 2,50 m de diamètre, optimisé pour l’imagerie à très haute performance, le tout dans un bâtiment entièrement modernisé. Ce choix permet notamment au projet de pouvoir bénéficier d’infrastructures et de moyens du CNRS déjà existants sur le site de l’OHP et de rationaliser ainsi les coûts de fonctionnement.
Conçu par l’ONERA, en lien étroit avec les équipes techniques de l’Observatoire de Haute-Provence dans le cadre de l’accord de collaboration avec le CNRS, PROVIDENCE est un projet dual dans ses objectifs programmatiques et scientifiques. En effet, PROVIDENCE sera équipé d’optique adaptative pour compenser en temps réel les effets de la turbulence atmosphérique et son télescope conçu spécifiquement pour poursuivre avec précision des objets en mouvement rapide, en orbite basse (LEO) à très basse. Ces caractéristiques particulières, optimisées pour les activités de surveillance de l’espace, font que la plateforme PROVIDENCE sera également parfaitement adaptée à certains domaines clés de la recherche en astrophysique.
La haute résolution angulaire apportée par l’optique adaptative, ainsi que la réactivité et l’agilité du télescope permettront aux équipes de l’Institut national des sciences de l’Univers (INSU) du CNRS de disposer d’un outil parfait pour l’étude des petits corps du système solaire ou encore le suivi des phénomènes transitoires les plus énergétiques de l’univers tels que les sursauts gamma. Afin de répondre à ces objectifs scientifiques, le spectro-imageur MISTRAL, aujourd’hui installé au télescope T193 de l’OHP, sera le premier instrument astrophysique à être accueilli dès 2028 sur la plateforme PROVIDENCE. Dotée de foyers Cassegrain, Nasmyth et Coudé, PROVIDENCE pourra accueillir jusqu’à sept instruments simultanément, offrant ainsi la possibilité d’y développer une instrumentation optique de pointe pour des domaines variés depuis l’astrophysique jusqu’aux communications optiques spatiales sécurisées. A terme, la présence d’une fonctionnalité laser (étoile-laser guide pour l’optique adaptative) permettra notamment d’y développer de nouveaux concepts instrumentaux pour l’étude de l’atmosphère.
La modernisation du bâtiment d’accueil est prévue pour être livrée à l’été 2028. L’installation du télescope est programmée à l’automne de la même année afin de permettre au dispositif complet d’être au rendez-vous du passage d’APOPHIS le 13 avril 2029. Cet astéroïde géocroiseur, d’environ 300 mètres de long, passera à moins de 32 000 km de la Terre dans une configuration observable, à son périgée, depuis l’Europe et l’Afrique uniquement. PROVIDENCE figurera parmi les plus puissants télescopes au sol en mesure de suivre cet événement, permettant ainsi aux chercheurs impliqués d’avoir accès à des données sol de très haute qualité en complément des données obtenues par les sondes spatiales.
Le projet PROVIDENCE initié, porté et piloté par l’ONERA et accueilli par le CNRS sur son site de l’Observatoire de Haute-Provence est conçu comme une plateforme de recherche ouverte, ayant vocation à accueillir des partenaires académiques, startups et PME, industriels et institutionnels français et européens.
À propos de l’Observatoire de Haute-Provence – OHP
Fondé en 1937 par le CNRS, l’OHP est un site d’observations pluridisciplinaires de l’Observatoire des Sciences de l’Univers Pythéas (CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/INRAe). Il abrite et opère différents Services Nationaux d’Observation de l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS (INSU), dans les domaines Astrophysique et Atmosphère. Site d’exception de 98ha, l’OHP accueille également des Infrastructures de Recherche de l’Institut National Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) destinées notamment à l’étude de la forêt et du changement climatique.
À propos du FEDER en Région Sud
L’Europe s’engage en Région Sud à travers le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), dans le cadre du programme Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Massif des Alpes / FEDER-FSE+-FTJ 2021-2027, pour accompagner les projets contribuant au développement économique, scientifique et technologique du territoire. Le montant total de l’aide FEDER accordé par la Région Sud pour le projet PROVIDENCE s’élève à 8 676 566 € sur une assiette éligible de 14 460 944 €.
Le télescope spatial Euclid capture une image du cœur de la Voie lactée, peuplé de plus de 60 millions d’étoiles
Euclid révèle le cœur de la Voie lactée et révolutionne la chasse aux exoplanètes
En 26 heures seulement, le télescope Euclid de l’ESA a capturé l’image la plus détaillée jamais obtenue du bulbe galactique en lumière visible. Il a couvert une zone 270 fois plus grande que le champ de vision de Hubble. Avec plus de 60 millions d’étoiles, des nébuleuses et des amas stellaire, cette mosaïque offre une précision inégalée, révélant même des étoiles trop faibles pour être détectées depuis la Terre.
Une avancée majeure pour la détection d’exoplanètes
Grâce à l’effet de microlentille gravitationnelle – une technique qui exploite l’alignement aléatoire d’étoiles et l’amplification de leur lumière – Euclid permet de caractériser des exoplanètes, en particulier les planètes froides, souvent invisibles des autres méthodes. L’image montre déjà 51 systèmes planétaires confirmés, et permettra l’analyse de centaines d’autres.
Des découvertes emblématiques
Parmi elles, une planète glacée comparable à Hoth (Star Wars), dont la masse pourra être mesurée avec une plus grande précision. Un autre système, constitué de deux étoiles et d’une planète, voit sa masse confirmée. Et ce n’est qu’un début.
Un héritage scientifique durable
Ces observations serviront de référence temporelle pour les futures missions, comme le télescope spatial Roman de la NASA. Elles permettront aussi d’étudier les naines brunes, étoiles binaires, mouvements stellaires et la poussière interstellaire.
À propos de la mission Euclid
Lancé en juillet 2023, Euclid a entamé ses observations scientifiques le 14 février 2024. Sa mission est de dévoiler l’influence invisible de la matière noire et de l’énergie sombre sur l’Univers observable. Pendant six ans, il cartographiera les formes, distances et mouvements de milliards de galaxies, jusqu’à 10 milliards d’années-lumière. Euclid est une mission européenne, développée et opérée par l’ESA, avec des contributions de la NASA. Le consortium Euclid, qui regroupe plus de 2 000 scientifiques issus de 300 instituts dont l’INSU.
