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Océan

Visites insolites du CNRS

25 août 2026 by osuadmin

À quoi ressemble réellement la naissance d’un organisme vivant ? Comment une balade à vélo peut-elle permettre d’étudier l’environnement ? À quoi sert un supercalculateur ? Comment extraire de l’ADN d’ossements humains et que peuvent-ils nous apprendre sur nos ancêtres ? Que se passe-t-il dans le cerveau d’un bébé lorsqu’il apprend à marcher ? Autant de questions que le CNRS vous propose d’éclaircir, le temps d’une Visite insolite.

Du 7 au 18 octobre 2026, les Visites insolites du CNRS invitent tous les publics à vivre une expérience hors du commun au cœur de la recherche. Les chanceuses et chanceux tirés au sort pourront pousser les portes de lieux habituellement fermés au public afin d’observer, de manipuler, d’expérimenter, aux côtés de chercheuses et chercheurs passionnés.

Cette année encore, les surprises seront nombreuses : les 60 Visites insolites proposées offrent l’opportunité d’explorer les mystères, les techniques et les innovations de nombreuses disciplines scientifiques comme la paléontologie, la physique des particules, la robotique, les neurosciences, la mécanique du son ou encore les sciences du climat. Dans le cadre de cette édition 2026 de la Fête de la science dédiée aux « Saveurs savantes », les chimistes et écologues invitent également à passer sous la loupe le contenu de nos caddies et à décortiquer ce qui compose nos assiettes. 

Quarante-sept laboratoires implantés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur participent à cette édition 2026. Au total, plus de 900 personnes pourront participer à ces immersions atypiques en petits groupes et découvrir, le temps de quelques heures, des lieux de recherche extraordinaires et des outils de pointe qui font l’identité de diverses disciplines scientifiques.

Une occasion unique d’éveiller sa curiosité et d’explorer les sciences autrement. Découvrez l’ensemble du programme et candidatez : visitesinsolites.cnrs.fr

Comment participer ?
Les internautes peuvent tenter leur chance du 25 août au 20 septembre 2026 à 23h en répondant à trois questions en lien avec la thématique de la visite choisie. Les lauréats et lauréates seront sélectionnés aléatoirement parmi les personnes ayant répondu correctement afin de constituer des groupes composés de quatre à douze personnes selon les visites.

À propos
Les Visites insolites du CNRS proposent chaque année de découvrir en groupe restreint des lieux de recherche extraordinaires. Depuis leur création en 2020, près de 6 000 personnes ont participé à près de 600 visites organisées avec les laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS !
Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
#CNRSinsolite

https://visitesinsolites.cnrs.fr/wp-content/themes/visites-3/assets/CNRS-Visites%20Insolites-V3.mp4

>> Découvrez les lieux et inscrivez-vous !

Classé sous :Océan, Univers Balisé avec :Brève

Quand la science monte sur scène : Martin est un poisson enfin présenté à Marseille

1 septembre 2026 by osuadmin

Binôme est un dispositif original de théâtre « art et science » imaginé par Thibault Rossigneux, directeur de la compagnie Les sens des mots. Le principe est simple et singulier : un.e scientifique rencontre un.e auteur.rice de théâtre pour un échange autour de ses recherches. De cette rencontre naît une œuvre artistique, sans que le texte ne soit écrit à l’avance.

Pour Martin est un poisson, le dialogue s’est noué entre Daniela Bănaru, maîtresse de conférences à Aix-Marseille Université et chercheuse à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO / OSU Pythéas (AMU, Univ-Tln, CNRS, IRD)), et Thomas Flahaut, écrivain.

Leurs échanges ont porté sur les transformations de la Méditerranée : surpêche, réchauffement climatique, apparition de nouvelles espèces, évolution des ressources halieutiques et fragilisation des écosystèmes marins.

À partir de cette matière scientifique, Thomas Flahaut a composé un texte où se mêlent poésie, humour et émotion. La pièce nous entraîne dans une réflexion sensible sur notre rapport à la mer, à l’alimentation et au vivant, mais aussi sur les choix individuels et collectifs auxquels nous confronte la transformation de notre environnement.

 

Une soirée pour découvrir comment naît un Binôme

La soirée ne se limitera pas à la représentation de la pièce. Elle permettra au public de découvrir également la rencontre scientifique et artistique dont elle est issue et d’approfondir le sujet avec ses différents protagonistes.

Le déroulé de la soirée sera le suivant :

  • 15 minutes de projection d’extraits de la rencontre filmée entre la scientifique et l’auteur ;
  • 30 minutes de lecture mise en espace de la pièce par les comédiens de la compagnie Les sens des mots ;
  • 5 minutes de projection vidéo de la réaction de la scientifique découvrant l’œuvre inspirée de ses recherches ;
  • Un temps d’échange avec le public, réunissant artistes, scientifique et équipe du projet.

Ce dispositif crée un dialogue direct entre recherche, création contemporaine et société, et fait de la représentation un véritable espace d’échange et de partage des connaissances.

La représentation permet ainsi de rendre accessibles des questions scientifiques complexes autrement que par les formes traditionnelles de transmission des connaissances. Le théâtre fait appel à l’imaginaire, à l’émotion et au récit pour susciter une autre manière de comprendre et de questionner les transformations du monde.

Une démarche particulièrement en résonance avec les objectifs du Festival des Sciences et des Arts d’Aix-Marseille Université, qui fait dialoguer recherche et création pour permettre au public de porter un regard différent sur les grands enjeux contemporains. Consacré cette année aux relations entre humains et animaux, le festival invite à interroger notre place au sein du vivant et les nouvelles formes de cohabitation à imaginer avec les autres espèces.

Avec son poisson comme personnage central et la Méditerranée comme horizon, Martin est un poisson s’inscrit pleinement dans cette réflexion.

>> Voir l’évènement Binôme Martin est un poisson

 

Classé sous :Biodiversité, Environnement, Océan Balisé avec :Communiqué de presse

Pression HyperBAR fait sa pause estivale… rendez-vous le 16 septembre pour une nouvelle saison !

9 juillet 2026 by osuadmin

Depuis plusieurs années, Pression HyperBAR ! propose un format convivial permettant le dialogue entre scientifiques et citoyens. Chaque soirée débute par de courtes interventions permettant de poser les bases du sujet avant de laisser une large place aux questions, aux échanges et aux débats, le tout dans une ambiance conviviale autour d’un verre de la Brasserie Zoumaï à Marseille.

Cette soirée sera présentée par les étudiants du Master ISME (Information Scientifique et Médiation en Environnement) d’Aix Marseille Université. Dans le cadre de leur formation, ils relèveront le défi d’animer cette soirée, sur une thématique scientifique et sociétale d’actualité !

Les premiers rendez vous de la rentrée auront pour thèmes :

  • Mercredi 16 septembre, la soirée sera consacrée au concept d’« Une seule santé ! »
  • Mercredi 7 octobre, nous aborderons la thématique « biodiversité et énergies renouvelables »

Que vous soyez passionnés de sciences, curieux des grands enjeux environnementaux ou simplement désireux de mieux comprendre le monde qui nous entoure, ces rendez-vous sont ouverts à toutes et à tous, sans inscription.

Pression HyperBAR ! c’est un mercredi par mois, de 19 h à 21 h, à la Brasserie Zoumaï, 7 cours Gouffé, 13006 Marseille.

Alors, profitez de l’été… et pensez dès maintenant à noter cette date dans votre agenda !

Classé sous :Biodiversité, Écologie, Environnement, Interactions Homme-Milieu, Océan, Santé Balisé avec :Brève

Evaluer les effets du changement climatique et des pressions anthropiques grâce au suivi des communautés planctoniques

23 juin 2026 by osuadmin

Partant du constat que le plancton, composante essentielle des réseaux trophiques marins et des cycles biogéochimiques, est souvent étudié de manière fragmentée, l’objectif a été de développer une vision globale de sa biodiversité et des facteurs qui contrôlent sa distribution. Les résultats révèlent une forte diversité couvrant l’ensemble du continuum planctonique, des microorganismes au zooplancton. Les niveaux de diversité les plus élevés sont observés dans les fractions de petite taille, tandis que les fractions supérieures à 64 µm sont dominées par les métazoaires, notamment les Arthropodes. Les échantillons collectés par bouteilles Niskin présentent une forte abondance de protistes tels que les Syndiniales et les Rhizaires. Le métabarcoding met également en évidence de nombreux taxons rares ou cryptiques, dont certains parasites microscopiques difficilement détectables par les méthodes traditionnelles.

L’étude montre que la structure des communautés est principalement déterminée par la profondeur, la taille des organismes et la résolution taxonomique considérée. Des gradients spatiaux marqués distinguent les zones côtières, plus riches en nutriments, des régions océaniques oligotrophes. La température, la stratification de la colonne d’eau et la disponibilité en nutriments apparaissent comme les principaux facteurs environnementaux contrôlant cette organisation. Cette approche intégrée et FAIR souligne la complémentarité des données d’imagerie et des outils moléculaires, et constitue une base essentielle pour renforcer la surveillance des écosystèmes méditerranéens et mieux comprendre leur réponse aux changements climatiques et aux pressions anthropiques.

Au-delà, elle confirme l’intérêt de l’existence d’un observatoire pérenne tel que MOOSE pour réaliser un portrait intégré de la biodiversité planctonique en Méditerranée.

Classé sous :Atmosphère, Océan Balisé avec :Résultat scientifique

Cartographier la frontière entre la lumière du Soleil et la bioluminescence en Méditerranée grâce aux planeurs sous-marins

10 juillet 2026 by osuadmin

Une équipe de chercheurs d’Aix Marseille Université et du CNRS a mis en évidence, pour la première fois en Méditerranée, la profondeur à laquelle la lumière produite par les organismes marins devient plus importante que la lumière d’origine atmosphérique. Cette étude, menée dans le cadre du projet BIOLUMOPS (BIOLUminescence Marine, Observations spatio-temporelles in situ par Planeur Sous-marin, financé par l’Agence Innovation Défense) ouvre de nouvelles perspectives sur les paysages lumineux sous-marins et leur influence sur les écosystèmes marins.

Pour réaliser ces observations, les scientifiques ont pu s’appuyer sur l’expertise du laboratoire MIO (Institut Méditerranéen d’Océanologie), du shom (Service hydrographique et océanographique de la Marine) et de l’entreprise ALSEAMAR pour déployer des planeurs sous-marins autonomes, « gliders » équipés de capteurs mesurant à la fois la lumière solaire pénétrant dans l’océan et la bioluminescence émise par plus des ¾ des organismes marins. « Les gliders ont transformé l’océanographie moderne en offrant une plateforme autonome capable d’emporter des capteurs scientifiques sur de longues durées, là où les navires ne peuvent observer que de façon ponctuelle » Nagib Bhairy, co-auteur de l’étude en charge de la planification, du déploiement et du pilotage des gliders.

Les campagnes, réalisées dans le golfe du Lion au printemps et à l’été 2025, ont permis de collecter des données jusqu’à 600 mètres de profondeur, profondeur limitante d’un capteur. Les résultats des analyses de ces données menées par Andrea Hay, en post-doctorat au MIO, montrent que cette « profondeur de transition bioluminescente » varie fortement au cours de la journée. Autour de midi, elle se situe entre 250 et 450 mètres de profondeur, alors qu’à minuit la bioluminescence peut dominer jusqu’à proximité de la surface. Cette dynamique reflète l’équilibre permanent entre l’atténuation de la lumière solaire dans l’eau et l’activité lumineuse des organismes marins.

« Au-delà de la performance technologique, cette découverte apporte un nouvel éclairage sur le rôle écologique de la lumière dans l’océan. La bioluminescence constitue en effet un moyen essentiel de communication, de défense ou de prédation pour de nombreuses espèces marines. Identifier les zones où elle devient visible par rapport à la lumière ambiante permet de mieux comprendre les comportements des organismes et l’organisation verticale des communautés marines au cours du temps », ajoute Séverine Martini, spécialiste de la bioluminescence et porteuse du projet BIOLUMOPS. Cette étude démontre également le potentiel des planeurs sous-marins pour observer à haute résolution des phénomènes biologiques encore peu documentés. À l’heure où les paysages lumineux océaniques évoluent sous l’effet des changements environnementaux, ces nouvelles observations constituent un outil précieux pour mieux comprendre le fonctionnement et l’évolution des écosystèmes marins.

Classé sous :Océan Balisé avec :Communiqué de presse

Le dégel des sols arctiques ne réveille qu’une partie des microbes

7 mai 2026 by osuadmin

Au Svalbard, un archipel isolé de l’Arctique situé entre la Norvège continentale et le pôle Nord, les sols restent gelés pendant la majeure partie de l’année. Ces environnements froids, pauvres en nutriments et largement dépourvus de végétation renferment pourtant d’importantes quantités de carbone piégé dans le pergélisol.

Avec le réchauffement rapide de l’Arctique, ces sols dégèlent désormais pendant des périodes plus longues chaque été. Une nouvelle étude montre que ce dégel n’entraîne pas une activation complète de la vie microbienne. En réalité, environ la moitié des micro-organismes présents dans ces sols restent dormants, même après plusieurs mois de dégel.

Suivre la reprise de l’activité microbienne
Malgré leur apparence austère, les sols arctiques abritent des communautés microbiennes diversifiées qui jouent un rôle clé dans la régulation des émissions de carbone vers l’atmosphère. Lorsque le sol dégèle, l’eau liquide devient disponible, permettant aux micro-organismes de reprendre leur activité.

Pour mieux comprendre ce processus, une équipe internationale incluant des scientifiques du CNRS à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) a incubé des sols du Svalbard et suivi directement la croissance microbienne grâce à une technique de marquage isotopique de l’ADN. Cette approche a permis d’identifier précisément quels micro-organismes se développaient après le dégel.

Les résultats montrent que certains micro-organismes s’activent rapidement, tandis que d’autres ne commencent à croître qu’après plusieurs semaines. Une grande partie de la communauté reste toutefois inactive.

Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet ERC SIESTA, qui vise à mieux comprendre le rôle de la dormance microbienne dans des environnements extrêmes.

Au-delà de la décomposition : des interactions biologiques clés
De manière inattendue, les micro-organismes actifs ne se limitent pas aux décomposeurs de matière organique. L’étude met également en évidence la croissance de bactéries prédatrices, capables de consommer d’autres micro-organismes. Ce résultat souligne que les interactions au sein des réseaux trophiques microbiens jouent un rôle important dans le fonctionnement des sols arctiques après le dégel.

Un enjeu majeur pour le climat
Les sols arctiques stockent environ un tiers du carbone des sols mondiaux. Avec l’accélération du réchauffement, le devenir de ce carbone dépend étroitement de l’activité microbienne.

Cette étude montre que les émissions de carbone ne sont pas uniquement contrôlées par la température, mais aussi par l’identité des micro-organismes qui deviennent actifs, et le moment auquel ils s’activent. Ces résultats suggèrent que les modèles climatiques actuels pourraient simplifier excessivement la réponse des sols arctiques au réchauffement.

Classé sous :Atmosphère, Océan Balisé avec :Résultat scientifique

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