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Ressources – OSU Pythéas

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Océan

Maths & Océans #3 : Modélisations mathématiques de la biodiversité marine

5 janvier 2026 by osuadmin

Les ponts entre les mathématiques et la biodiversité marine sont plus nombreux et plus fréquents qu’on ne l’imagine a priori. L’objectif de cet article est d’en donner deux exemples : le rôle de la biodiversité dans le fonctionnement des océans et la biodiversité comme ressource exploitée.

La biodiversité marine évoque souvent des images d’écosystèmes colorés habités par des organismes bigarrés qui se déplacent dans un monde silencieux. En réalité, la biomasse vivant dans les océans se présente également sous la forme de micro-organismes comme des virus, des bactéries ou des cellules de plancton, et ce sont ces formes de vie invisibles à l’œil nu qui constituent la majeure partie de la biodiversité océanique.

Biodiversité d'un récif du lagon sud de nouvelle Calédonie, dans l'océan Pacifique. Cette photographie a été réalisée dans le cadre du projet de recherche IBANOE dont l'objectif est d'identifier de nouveaux indicateurs des apports anthropiques (nutriments, métaux lourds) et du fonctionnement trophique du lagon sud-ouest de Nouvelle-Calédonie. In fine, il s'agit d'appréhender l'intensité et l'étendue spatiale des apports anthropiques de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu. Le projet IBANOE s'inscrit dans un double contexte de recherche académique et de préservation des écosystèmes côtiers. UMR6539 Laboratoire des sciences de l'environnement marin.
Figure 1. Biodiversité d’un récif du lagon sud de nouvelle Calédonie, dans l’océan Pacifique. Crédit : Erwan AMICE / IRD / CNRS Images

Bien que microscopiques, ces espèces sont si nombreuses qu’elles contribuent fortement aux conditions de notre vie sur la Terre. Par exemple, le phytoplancton consomme du dioxyde de carbone (CO2) et produit de l’oxygène (O2). Ces deux fonctions jouent un rôle majeur dans la régulation du climat et dans l’approvisionnement en oxygène de l’atmosphère. Le phytoplancton et le bactérioplancton sont donc des acteurs essentiels de ce qu’on appelle aujourd’hui la pompe biologique du carbone, qui contribue à ralentir le réchauffement climatique. D’une manière générale, comprendre le fonctionnement de la biodiversité marine est un enjeu important de la recherche en océanographie. Ces écosystèmes sont peu accessibles, leur observation directe est difficile, les mathématiques sont donc un instrument d’exploration indispensable.

Dans ce contexte, l’étude scientifique de la biodiversité consiste non seulement à suivre le nombre et la densité d’espèces emblématiques, mais surtout à comprendre comment les espèces marines coexistent et dans quelles conditions cette diversité permet aux écosystèmes marins de fonctionner et perdurer. 

Pour comprendre comment les écosystèmes marins fonctionnent et quel rôle y joue la biodiversité, les mathématiques offrent un ensemble de méthodes et d’outils indispensables et féconds : la théorie des systèmes dynamiques permet notamment d’extraire l’information contenue dans une très grande variété de modèles représentant les interactions entre les différentes espèces d’un milieu naturel.

Ils sont fondés sur des équations différentielles qui généralisent le modèle de Lotka-Volterra (1922-1925), proposé initialement pour étudier un système avec un type de prédateur et un type de proie. Ce modèle historique a notamment mis en évidence les cycles de croissance et de déclin des populations de proies et de prédateurs, depuis observés tant en milieux naturels que dans des dispositifs expérimentaux au laboratoire. Dans l’exemple de la figure 2, le modèle de Lotka-Volterra permet de reproduire les dynamiques observées et d’estimer les paramètres biologiques et écologiques des espèces cultivées, comme leur taux de croissance ou leur taux de mortalité…

Figure 2 : Système marin simplifié prédateur-proie, composé d'une population zooplanctonique qui broute des microalgues : milieu de culture en laboratoire et modèle mathématique.
Figure 2 : Système marin simplifié prédateur-proie, composé d’une population zooplanctonique qui broute des microalgues : milieu de culture en laboratoire et modèle mathématique.

Depuis le siècle dernier, ce modèle a été généralisé dans de très nombreuses directions, et permet, avec les méthodes et moyens de calculs actuels, de représenter des réseaux écologiques contenant un grand nombre d’espèces en interaction, incluant les micro-organismes mais aussi les poissons, les méduses, les oiseaux ou les mammifères marins. Le modèle est enrichi en prenant en compte les éléments nutritifs ainsi que la répartition spatiale et le déplacement des espèces.

Figure 3 : Modélisation mathématique de la biodiversité marine.
Figure 3 : Modélisation mathématique de la biodiversité marine.

Ces modèles de biodiversité marine doivent également prendre en compte les conditions environnementales naturelles, en particulier les conditions physiques et chimiques de l’eau de mer (courants, température, salinité, acidité, éclairement, etc.). Ces couplages de modèles ouvrent la voie vers une meilleure compréhension des interactions entre les processus biologiques et les processus physiques. Par exemple, ils permettent aujourd’hui de mieux appréhender la manière dont les déplacements complexes des masses d’eau de mer structurent la composition des communautés planctoniques et comment la biologie rétroagit sur les propriétés physiques du milieu environnant.

Ces modèles mathématiques complexes sont alors utilisés pour tester des hypothèses de fonctionnement des systèmes marins et proposer des expériences en laboratoire ou dans des dispositifs expérimentaux et instrumentés tels que les mésocosmes. Cette démarche est à l’origine d’avancées majeures dans notre compréhension de ces milieux difficiles d’accès. Les modèles mathématiques servent également à établir des scénarios prévisionnels, comme dans les activités du Groupe International d’Experts du Climat (GIEC) ou de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

« Les mathématiques fournissent également des outils pour une meilleure gestion de l’environnement marin et des ressources qu’il nous fournit ». Jean-Christophe Poggiale

Coraux dans un lagon, en Nouvelle-Calédonie. Six zones marines calédoniennes sont inscrites au Patrimoine Mondial de l'Unesco pour leur valeur universelle exceptionnelle. Dans cette collectivité française, les altérations superficielles des roches ultrabasiques, roches magmatiques très pauvres en silice, sont exploitées pour le nickel. L'extraction s'effectue dans des mines à ciel ouvert, après décapage du couvert végétal, des sols et des terrains superficiels stériles, pour atteindre les roches fertiles. Le projet "Dispersion des métaux de la mine au lagon" s'intéresse aux poussières atmosphériques et aux particules transportées par ruissellement, qui accompagnent ces activités minières. La question de la dispersion des métaux dans l'environnement est étudiée en utilisant en premier lieu des lichens comme bioindicateurs des émissions atmosphériques, mais aussi des séquences sédimentaires permettant d'aborder l'impact minier sous un aspect historique.
Coraux dans un lagon, en Nouvelle-Calédonie. Crédit : Fabrice MONNA / ISEA / ARTeHIS / Bioge

Les mathématiques fournissent également des outils pour une meilleure gestion de l’environnement marin et des ressources qu’il nous fournit. À titre d’exemple, les modèles mathématiques présentés précédemment ont été adaptés pour mieux décrire les impacts de la pêche et améliorer les politiques de pêche pour une exploitation durable. Cet enjeu est majeur, car la pêche industrielle constitue, avec le réchauffement climatique, l’une des principales pressions exercées sur la biodiversité océanique2. Les modes de gestion de la pêche, comme la définition des quotas ou la construction d’aires marines protégées, sont guidés par des modèles et des méthodes mathématiques. Les stratégies d’exploitation qui en découlent ont un impact fort sur la biodiversité, ce qui rend indispensable une modélisation fidèle de la biologie des espèces concernées et de leurs interactions avec leur environnement. 

Les écosystèmes océaniques sont des milieux très complexes, en raison de la diversité des échelles de temps et d’espace, ainsi que des processus physiques et biologiques qui interviennent. Malgré cela, les données disponibles sont de plus en plus nombreuses grâce au développement d’outils d’observations de plus en plus sophistiqués (satellites, dispositifs autonomes équipés de capteurs, acoustique marine, etc.). 

Par ailleurs, de nos jours, les approches moléculaires fournissent rapidement des données précises sur les propriétés biologiques et écologiques des organismes échantillonnés. Avancer dans la compréhension, la structuration et l’exploitation de cette masse de données d’origines très diverses requiert des contributions issues de plusieurs branches des mathématiques, allant de la théorie des probabilités à l’analyse numérique, en passant par des approches de géométrie différentielle ou d’analyse des équations aux dérivées partielles. Actuellement, les progrès de l’intelligence artificielle ont des conséquences considérables sur l’automatisation des observations et l’accélération des calculs numériques nécessaires à la résolution des équations dans les simulations. Il est cependant légitime et indispensable de se poser la question de l’impact environnemental de l’utilisation du calcul intensif et de l’intelligence artificielle.

Un vivaneau à deux taches ,"Lutjanus bohar", très curieux, se place entre le plongeur et les requins. Atoll de Fakarava, archipel des Tuamotu, Polynésie française.
Un vivaneau à deux taches, »Lutjanus bohar », très curieux, se place entre le plongeur et les requins. Crédit : Thomas VIGNAUD / CNRS Images.

En conclusion, rappelons que les océans et la biodiversité qu’ils abritent sont des acteurs essentiels de la régulation du climat. Ils fournissent également un grand nombre de services notamment en termes de conditions de vie ou d’alimentation. Ils sont soumis à de nombreuses perturbations parmi lesquelles le réchauffement climatique, les migrations d’espèces invasives, l’acidification des océans, l’exploitation d’espèces consommables par les êtres humains, et d’autres encore. Ces perturbations modifient la distribution spatiale et temporelle des espèces, avec notamment des risques accrus d’extinction. Les modèles mathématiques sont alors des outils indispensables pour comprendre et mieux gérer ces écosystèmes.

2. L‘Organisation des Nations unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) estime qu en 2021, plus de 35 % des espèces ciblées par la pêche sont surexploitées, contre environ 10 % en 1974.

Classé sous :Océan Balisé avec :Communiqué de presse

Bonne année 2026 !

5 janvier 2026 by osuadmin

https://news.osupytheas.fr/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/Carte_de_voeux-OSU_2026.mp4

Levez le voile sur cette nouvelle année 2026 !

Graphisme et animation : Inès Bussède, DSAA Design de médiation et d’interaction et Mélody Didier, UAR Pythéas

Classé sous :Biodiversité, Climat, Écologie, Environnement, Interactions Homme-Milieu, Océan, Terre, Univers Balisé avec :Communiqué de presse

Prix départemental pour la recherche en Provence 2025

4 décembre 2025 by osuadmin

Présentation des 3 catégories de Prix

Grand Prix : Ce Prix est destiné à récompenser un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche qui se sont distingués par des résultats ou des réalisations remarquables et dont le Jury souhaite saluer la qualité et/ou l’originalité des travaux, ainsi que sa notoriété auprès des médias et du grand public.

Prix jeune chercheur : Ce Prix s’adresse à une personne en activité âgée de moins de 40 ans au moment du dépôt du dossier de candidature, et récompense sa capacité à ouvrir de nouvelles perspectives de recherche au sein de sa discipline, l’originalité de ses travaux et les retombées scientifiques de ses découvertes aussi bien que son apport sociétal.

Prix spécial : Ce Prix est destiné à mettre en lumière une belle découverte effectuée par un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche qui se sont distingués récemment par un résultat ou une réalisation remarquable dans la thématique définie chaque année par le Département. Le Jury prendra en considération le caractère sociétal ainsi que le côté innovant et créatif du dossier de candidature.

 

  • Guillaume MARCHESSAUX, Docteur, Chargé de Recherche en Biologie et écologie des populations au MIO – AMU / CNRS / IRD / Université de Toulon, a reçu le Prix Spécial pour ses travaux sur l’invasion du crabe bleu en Méditerranée.

Résumé de ses travaux de recherche

L’invasion du crabe bleu américain Callinectes sapidus représente aujourd’hui l’une des menaces écologiques majeures en Méditerranée. Depuis 2024, cette espèce exotique, opportuniste et agressive, a colonisé de manière spectaculaire les lagunes et les côtes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), provoquant la disparition locale de plusieurs espèces méditerranéennes emblématiques, tout en causant une crise économique sévère pour la pêche artisanale lagunaire.

Cette situation a conduit à une mobilisation scientifique et institutionnelle rapide afin de comprendre les dynamiques d’expansion de ce crabe et de mettre en œuvre des mesures de gestion efficaces. Des suivis réguliers des populations ont été mis en place pour analyser la structure et le fonctionnement des colonies de crabes bleus dans chaque site envahi. Ces données permettent d’identifier les points de régulation prioritaires.

En parallèle, sachant que cette espèce est largement consommée et appréciée dans son aire d’origine (notamment en Amérique du Nord), une filière de valorisation alimentaire est en cours de structuration en région PACA auprès de laquelle le candidat est consultant pour partager son expérience tunisienne. Celle-ci vise à transformer ce problème écologique en ressource économique, en valorisant les captures issues des pêches de régulation et en soutenant les pêcheurs locaux.

Fort d’une expérience de plus de quatre années sur l’étude des crabes bleus en Méditerranée, notamment en Tunisie où des réponses concrètes ont été mises en œuvre, le candidat apporte aujourd’hui son expertise en tant que Chargé de Recherche à l’IRD pour accompagner la réponse française à cette invasion. Son approche repose sur deux axes complémentaires : (i) des recherches scientifiques pour mieux comprendre la biologie, l’écologie et la dynamique des populations envahissantes ; (ii) des actions de sensibilisation du public, telles que la campagne « Sauve ta mer, mange un crabe bleu ».

Cette campagne associe événements artistiques, ateliers scientifiques et dégustations pour sensibiliser aux enjeux écologiques tout en valorisant cette ressource émergente. Inspirée du livre « De l’invasion à l’assiette : les recettes à base de crabes bleus », coécrit avec des partenaires tunisiens, elle contribue à une approche innovante, interdisciplinaire et durable de gestion et la régulation des invasions biologiques en Méditerranée

  • Parmi les nominés, nous avons pu compter trois autres chercheurs de l’OSU :
    • Olivier BLIGHT, Docteur, Maître de conférences à l’IMBE – AU / AMU / CNRS / IRD pour ses travaux sur les fourmis exotiques envahissantes,

    • Pierre-André GARAMBOIS, Docteur, Chargé de Recherche au laboratoire RECOVER – INRAE pour ses travaux concernant les modèles hydrologiques-hydrauliques hybrides,

    • Sonia CHAABANE, Docteure, Chargée de recherche au CEREGE – AMU / CNRS / IRD / INRAE / Collège de France, pour ses travaux sur l’impact des changements climatiques sur la biodiversité marine.

« Le Département des Bouches-du-Rhône soutient la recherche, dans toutes les disciplines, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, aussi bien en sciences sociales et humaines qu’en sciences exactes. Soucieux de la constitution de pôles scientifiques innovants au service du développement du territoire et du bien-être des Provençaux, le Département soutient des projets d’aménagement structurants pour l’attractivité et le rayonnement du territoire » souligne le conseil départemental dans un communiqué.

Classé sous :Biodiversité, Climat, Écologie, Environnement, Océan, Terre, Univers Balisé avec :Distinction

L’âge du carbone des sols corrigé pour estimer sa vraie dynamique

16 octobre 2025 by osuadmin

Les sols stockent une grande quantité de carbone et jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Pourtant, leur capacité réelle à accumuler du carbone reste incertaine : les modèles climatiques globaux prévoient un fort stockage d’ici 2100, alors que les mesures basées sur le radiocarbone (¹⁴C) concluent à un potentiel beaucoup plus limité. Cette divergence s’explique par la présence de carbone ancien (aOC) dépourvu de ¹⁴C, difficilement dégradable, issu des roches ou de matière organique préservée lors de longues pédogenèses. Ce carbone « sans radiocarbone », peu énergétique, ne participe plus au cycle actuel mais confère cependant au carbone réellement actif un âge artificiellement plus ancien.

En analysant 313 sols répartis à la surface terrestre, l’équipe a quantifié la concentration et la proportion de cet aOC selon le matériau parental, le type de sol et la profondeur. Les résultats indiquent une teneur moyenne en aOC de 2,4 mg/g ± 3,2 (écart-type), soit 11% du carbone organique dans les horizons de surface (0-30 cm), 25% dans les horizons intermédiaires (30-100 cm) et plus de 50% dans les sols profonds (>100 cm).

Une fois ce carbone ancien soustrait, l’âge moyen corrigé du carbone réellement actif dans les sols change drastiquement, atteignant 290 ans pour le premier mètre contre plusieurs millénaires (de 3100 à 4830 ans) sans cette correction. De même, les âges moyens dans les horizons de surface (0-30 cm) sont réactualisés à 140 ± 570 ans, 420 ± 1230 ans dans les horizons intermédiaires (30-100 cm) et enfin 800 ± 2140 ans au-delà d’un mètre de profondeur.

L'âge du carbone des sols corrigé pour estimer sa vraie dynamique
L’âge du carbone des sols corrigé pour estimer sa vraie dynamique. Contribution du carbone ancien dépourvu en ¹⁴C (aOC) exprimée en mg/g pour différents types de sols (classification WRB). Les sols considérés sont soit zonaux, dont le développement dépend principalement du climat, soit azonaux, dont l’évolution est surtout liée à d’autres facteurs tels que la nature du matériau parental ou le temps.

Ces valeurs, bien plus faibles, s’accordent mieux avec d’autres indicateurs indépendants, basés sur les isotopes stables du carbone (¹³C) et du chlore (³⁶Cl), et permettent d’affiner les modèles de la dynamique du carbone des sols et climatiques. Dans le cadre du changement global, les travaux devraient aussi considérer d’autres paramètres climatiques ainsi que l’utilisation des surfaces qui modifieront nécessairement la réactivité de ce carbone dépourvu de ¹⁴C et donc la capacité des sols à stocker du carbone.

Classé sous :Atmosphère, Océan, Surface continentale, Terre Balisé avec :Communiqué de presse, Résultat scientifique

Une approche concertée pour l’accès durable aux infrastructures de recherche européennes

8 octobre 2025 by osuadmin

Le rapport stratégique préparé conjointement par ATMO-ACCESS – NEP et ORP est le résultat d’un processus de consultation et de collaboration approfondi entre les trois projets pilotes financés dans le cadre de l’appel à projets H2020 INFRAIA-03-2020 – Pilot for a new model of Integrating Activities, lancés en 2021 et prévus pour se terminer en 2025. Avec des budgets respectifs d’environ 15 millions d’euros, ATMO-ACCESS, dédié aux sciences de l’atmosphère, et ORP, centré sur l’astronomie et l’astrophysique, sont des projets d’envergure tous deux coordonnés par le CNRS, soulignant son rôle de leader dans l’élaboration des infrastructures de recherche européennes. Le rapport détaille sept recommandations sur les modèles, les mécanismes et les meilleures pratiques les plus appropriés pour établir des conditions optimales pour la mise en œuvre de programmes d’accès pour les IR distribuées.

Ce rapport stratégique a été présenté par les trois projets pilotes aux représentants de la Commission Européenne (DG Recherche et Innovation) et de l’Agence exécutive pour la recherche, en présence notamment des représentants du CNRS, le 10 septembre 2025 à Bruxelles. La présentation a été suivie d’échanges particulièrement riches sur les défis rencontrés et les recommandations émergentes des trois projets pilotes; des contributions précieuses aux réflexions sur les futurs appels dans le cadre du prochain programme-cadre Horizon Europe.

Classé sous :Atmosphère, Océan, Univers Balisé avec :Brève

Les formations en alternance de l’OSU Pythéas

17 juin 2025 by osuadmin

L’OSU Institut Pythéas vous propose 5 formations en alternance pour assurer votre continuité professionnelle !

Ecogest / Ecologie pour la gestion des villes et des territoires

Ce parcours forme des écologues généralistes avec une ouverture à l’interdisciplinarité associant un socle solide en écologie à des multi-compétences en sciences humaines et sociales (sociologie, géographie, urbanisme et aménagement du territoire, droit de l’environnement). Ces professionnels seront en capacité d’identifier les réseaux d’acteurs et de maîtriser les enjeux de préservation de la biodiversité dans les espaces artificialisés (métropolisés, urbains, ruraux, littoraux, infrastructures linéaires de transports, centrales énergétiques…), pour définir des méthodes d’aménagement et de gestion par une approche interdisciplinaire, afin d’accompagner les politiques environnementales et d’en concevoir les suivis.

Solfondnat / Solutions fondées sur la nature

Ce parcours forme des écologues généralistes aptes à analyser l’état des écosystèmes perturbés et/ou pollués de façon systémique. Ils seront aptes à conceptualiser des solutions d’atténuation de la  pollution et à concevoir des actions intégrées d’ingénierie écologique visant à protéger, gérer de manière durable et à restaurer les écosystèmes. Sur la base d’un socle théorique solide en ingénierie écologique, les étudiants pourront mobiliser leurs connaissances en droit de l’environnement et travailler en interaction avec le réseau d’acteurs et d’usagers du territoire pour mener à bien des réflexions écologiques intégratives et adaptées favorisant la préservation des écosystèmes et la mise en place de solutions innovantes et durables au cas par cas.

Gema / Gestion de l’eau et des milieux aquatiques

Ce parcours forme des futurs cadres spécialistes du fonctionnement, de la conservation et de la réhabilitation des milieux aquatiques continentaux, ainsi que dans le domaine du traitement des eaux usées et de la potabilisation des eaux.

Ces professionnels contribueront à améliorer et à mettre en œuvre des stratégies de la qualité des eaux, à développer et utiliser des outils techniques et/ou méthodologiques en vue de la surveillance et de la diminution des impacts anthropiques sur les ressources en eau et à initier des plans d’action en cas de gestion de crises naturelles (inondations, crues, sècheresse). Les étudiants sauront proposer une démarche de mise en œuvre des stratégies permettant d’associer conservation de la biodiversité et prévention du risque inondation.

Geste / Gestion de l’Environnement Sciences et Technologies

Ce parcours forme des futurs cadres spécialisés en sciences et technologies de l’environnement aptes à répondre aux défis sociétaux, environnementaux et énergétiques actuels et à venir. Il est fondé sur cinq options métiers qui couvrent la gestion des ressources et des pollutions, des sols contaminés et des déchets, de la qualité de l’air, les enjeux énergétiques et climatiques. La formation ouvre sur des postes d’ingénieur en sécurité ou responsabilité environnementale (HSE, RSE), en développement ou performance énergétique (éolien, photovoltaïque, hydraulique, thermicien…), en inspection des installations industrielles, chargé-e de mission bureau d’études en diagnostic de pollution et solutions de dépollution, responsable sites d’exploitation et gestion des déchets, chargé-e d’études et développement en laboratoire d’analyses environnementales.

Gerinat / Gestion territoriale des risques naturels et technologiques

Ce parcours forme depuis 2005 des professionnels équivalent ingénieur de la fonction publique territoriale, des services de l’Etat, des bureaux d’étude, de l’industrie polyvalents dans la gestion des risques naturels et technologiques. Il propose un enseignement permettant à l’étudiant d’élaborer une démarche pour la mesure, l’expertise des aléas et des risques, l’analyse critique et experte, la conception d’ouvrages, la définition de plans d’actions et de planification pour la prévention des risques et la gestion de crise. Ils pourront également accompagner les entreprises et les collectivités dans la résolution des problématiques environnementales de type diagnostics territoriaux, études réglementaires (code de l’environnement, PLU, PPR…), management environnemental.

Pour plus d’informations, consultez la plaquette des Formations en alternance à l’OSU Pythéas.

Classé sous :Climat, Écologie, Environnement, Interactions Homme-Milieu, Océan, Santé Balisé avec :Enseignement

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