
Les phyllosilicates : une source inattendue d’eau pour les planètes du système TRAPPIST-1

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Dans le but de mieux appréhender notre futur, une équipe internationale, dans le cadre du consortium de recherche « VeWA » et dans laquelle le CNRS Terre & univers est impliqué (voir encadré), explorent les anciennes périodes chaudes de l’histoire de la Terre. Leur étude montre qu’une augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère il y a 56 millions d’années a entraîné un changement brutal des précipitations et de la végétation en Asie centrale.
Afin de reconstituer les régimes de précipitations de la période chaude du début du Paléogène, les chercheurs ont combiné leur expertise pour développer une approche multi-proxy innovante dans laquelle ils ont combiné du pollen et des spores fossiles ainsi que des données géochimiques provenant de sols fossiles. Au cours de l’événement hyperthermal étudié, les précipitations ont temporairement doublé en raison des températures plus élevées et la steppe régionale a été remplacée par un paysage forestier. Les sols se sont asséchés en hiver, ce qui signifie que, contrairement aux attentes, la plupart des précipitations sont tombées pendant la période estivale – ce qui est comparable à la mousson moderne.
Les scientifiques associent cet évènement hyperthermal au maximum de température du paléocène/éocène, une phase de réchauffement de la planète associée à une augmentation considérable des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et les océans de la Terre. Au cours de cette période, la température globale a augmenté en moyenne de six degrés Celsius en l’espace de quelques milliers d’années. Leurs recherches montrent qu’en Asie cet évènement s’est accompagné de conditions exceptionnellement humides et à une expansion des précipitations vers l’intérieur des terres, qu’ils ont appelée proto-mousson. Ce travail fournit des informations paléoclimatiques sur le climat de l’Asie centrale d’une réponse abrupte et non linéaire des moussons asiatiques aux conditions extrêmes de l’effet de serre et mettent en évidence la possibilité de changements brusques dans le cadre d’un réchauffement planétaire futur. Le réchauffement actuel impose des températures extrêmes et une sécheresse accrue sur la steppe d’Asie centrale, ainsi que sur sa flore et sa faune fragiles, qui sont déjà menacées par l’utilisation anthropique des sols. Des changements abrupts encore plus spectaculaires sont attendus si les températures continuent d’augmenter.


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L’un des résultats scientifiques majeurs des missions de retour d’échantillons lunaires (Apollo, Luna, Chang’e) a été l’établissement d’un modèle de chronologie permettant de déduire l’âge des surfaces à partir de la densité de cratères observée. Ce modèle constitue actuellement le seul outil disponible pour dater les surfaces du Système Solaire, permettant ainsi de préciser la temporalité des grands évènements responsables de leur évolution géologique. Or, la majorité des modèles de chronologie, supposent un taux de cratérisation homogène sur toute la surface lunaire.
Cependant, la synchronicité de l’orbite lunaire autour de la Terre et la distribution orbitale des impacteurs remettent en question l’hypothèse d’un flux d’impact lunaire homogène. Quelle est l’intensité et les conséquences d’une hétérogénéité du flux d’impact sur la mesure de l’âge des surfaces lunaires? C’est justement ce qu’une équipe de recherche internationale, dans laquelle le CNRS Terre & Univers est impliqué, vient d’établir.
Les scientifiques ont découvert que le taux de cratérisation sur la Lune varie d’un facteur ~1.8 entre différentes régions. La conséquence sur l’interprétation des échantillons lunaires ? Les régions d’où proviennent ces roches n’auraient donc pas enregistré le même taux d’impact et les systèmes de chronologie des corps du Système Solaire s’en trouvent erronés. Les chercheurs ont ensuite utilisé cette variation du taux de cratérisation pour recalibrer la chronologie lunaire. Ce nouveau modèle modifie jusqu’à 30% l’âge des surfaces lunaires déduites des comptages de cratères depuis des décennies. En conséquence, notre vision de la temporalité de l’activité géologique de la Lune pourrait être révisée, tout comme les chronologies d’autres corps planétaires tels que Mercure et Mars, lesquels sont calibrées sur celle de la Lune. Enfin, les futures missions d’échantillonnage lunaire telles qu’Artemis ou Chang’e-6 permettront de préciser cette chronologie pour les périodes les plus anciennes, il y a plus de 3.5 milliards d’années.

Source : https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-chronologie-lunaire-revisee-par-lheterogeneite-du-bombardement
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Ninon a effectué sa thèse a l’IMBE, elle a été co-encadrée par Nathalie Dupuy, Catherine Rébufa et Anne-Marie Farnet.
Le travail de Ninon, financé par l’ED 250 de Chimie s’attachait à comprendre l’effet de l’historique des usages antérieurs des sol forestiers au sein du PNR du Luberon sur leur fonctionnement actuel. Cette thèse, très interdisciplinaire, a été soutenue en mars 2022 et a donné lieu à 5 publications indexées au WOSet une publication actuellement sous presse dans le Courrier Scientifique du PNR Luberon.
Ninon est actuellement en post doctorat au CEFE à Montpellier sur une thématique liée aux effets de pratiques viticoles sur les communautés de la mésofaune du sol sur un projet européen RECROP (Bioinocula and CROPping systems : an integrated biotechnological approach for improving crop yield, biodiversity and REsilience of Mediterranean agro-ecosystems).
La Ville de Marseille décerne depuis 2021 un prix pour récompenser les thèses les plus exemplaires soutenues par des doctorant-e-s inscrit-e-s à AMU, selon des thématiques prédéfinies par le conseil municipal de la Ville.
Les critères d’évaluation choisis par l’établissement concernent principalement la qualité scientifique, l’originalité des travaux réalisés et l’impact des résultats obtenus et leur valorisation.
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La mission spatiale NASA/ESA Cassini a exploré l’environnement de Saturne sous toutes ses coutures avec 293 orbites entre 2004 et 2017. Parmi la moisson de résultats scientifiques obtenus avec sa panoplie d’instruments, la détection unique de l’empreinte aurorale utraviolette (UV) de la lune Encelade – dont les panaches de matière sont la première source de plasma de la magnétosphère kronienne – dans l’atmosphère de Saturne en 2008 (Figure 1) avait révélé un nouveau cas d’interaction planète-satellite, ténu et transitoire. Jusque-là, seules les empreintes aurorales des satellites galiléens de Jupiter, intenses et régulières, étaient connues.
Neuf ans plus tard, lors de l’ultime orbite de la sonde Cassini avant son plongeon dans l’atmosphère de Saturne, l’empreinte aurorale UV nord d’Encelade a été redétectée fugitivement, juste à l’emplacement prédit et tournant autour du pôle à la vitesse orbitale de la lune pendant plus de 3h30 (Figure 2).
Cette deuxième détection confirme à la fois l’existence de l’interaction d’Encelade avec le champ magnétique de Saturne et que celle-ci dissipe moins d’énergie qu’Io, Europe ou Ganymède à Jupiter en raison du champ magnétique plus faible de Saturne. La tâche aurorale est transitoire et/ou trop faible pour être détectée continûment.
Les auteurs de l’étude ont aussi montré que l’apparition de cette signature UV coïncidait avec une activité radio aurorale de Saturne intensifiée par une compression de la magnétosphère par le vent solaire, un lien qui n’a jamais été observé à Jupiter. Ce contrôle de l’interaction planète-satellite par le vent solaire pose ainsi de nouvelles questions sur l’influence du vent solaire dans la magnétosphère interne.
L’étude comparée des interactions planète-satellite revêt un enjeu particulier, à l’heure où des émissions aurorales analogues sont activement recherchées autour d’exoplanètes orbitant près de leur étoile.
Image de couverture : L’interaction d’Encelade avec le champ magnétique de Saturne accélère des électrons dont la précipitation dans l’atmosphère kronienne produit une empreinte aurorale. Crédits : A. Rymer/APL/NASA/ESA.
L’article complet sur le site du LAM : https://www.lam.fr/laurore-dencelade-se-revele-une-derniere-fois-a-cassini/


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Le Concours DD en TRANS’ s’adresse aux étudiants d’AMU portant un projet en lien avec le développement durable. Il est une volonté de la part de l’Université de valoriser les projets pédagogiques des étudiants au travers d’une thématique transversale, d’actualité et touchant toutes les formations.
Le concours a lieu sur une demi-journée, dans un format ludique et conviviale permettant de créer des échanges entre les étudiants et les enseignants de différentes formations, de partager les connaissances de chacun et de créer un véritable réseau interdisciplinaire.
Présentation du concours
Les projets inscrits au concours sont répartis en deux catégories :
Actions AMU : pour les projets dont le terrain d’étude et/ou de mise en œuvre est l’université .
Actions locales et territoriales : pour les projets dont le terrain d’étude et/ou de mise en œuvre est plus large, extérieur à l’université.
Peuvent concourir tous les étudiants à l’exception des doctorants, en équipe de 2 à 8 personnes, inscrits en formation dans AMU et dont le projet rentre dans le cadre de la formation et/ou est suivi par un enseignant d’AMU.
Le projet présenté n’a pas besoin d’être finalisé au moment de sa présentation au concours. Ce qui importe le jury est de prendre connaissance de vos sujets de réflexion développement durable dans votre projet, il n’est pas obligatoire de réaliser le projet par la suite. Par contre, si vous souhaitez pouvoir le rendre réalisable, le concours sera l’occasion de le faire découvrir à nos partenaires, qui pourraient être intéressés pour le soutenir.
L’important dans ce concours, c’est de présenter sa créativité, rencontrer d’autres étudiants et découvrir leurs projets, échanger avec des partenaires, s’amuser et découvrir toutes les facettes du développement durable.
Tous les participants reçoivent des lots et les lauréats sont récompensés par des lots responsables comme par exemple des ordinateurs seconde vie, des cartes cadeaux, des jeux de sociétés, etc.
