Ses travaux ont permis de maintenir des foraminifères planctoniques en culture continue sur plusieurs générations, et de démontrer pour la première fois l’importance de la reproduction asexuée chez ces microorganismes marins. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour calibrer les proxys géochimiques et pour des études cellulaires et moléculaires qui étaient jusqu’ici impossibles.
Écologie
Fête de la science 2025
Au programme Marseillais…
- Vendredi 3 octobre 2025 – Grand public – IMVT – Institut méditerranéen de la ville et des territoires, Marseille – de 18h à 23h. Retrouvez le Laboratoire Population Environnement et Développement (LPED) et l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie (IMBE) lors de l’évènement Recherches dans la ville, un événement insolite organisé par Aix Marseille Université pour découvrir la recherche avec celles et ceux qui la font.
- Vendredi 3 octobre 2025 – Grand public – Observatoire historique de Marseille, entrée : allée Jean-Louis Pons, 13004 – de 20h30 à 22h. Conférence Les trous noirs, par Jean-Pierre Luminet, directeur de recherche émérite CNRS au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), spécialiste des trous noirs et de la cosmologie, auteur et conférencier. Séance de dédicace avec la librairie Quartier Libre.
- Lundi 6 octobre 2025 – Grand public – Mucem – de 19h à 21h. Conférence Ces nouveaux mondes du cosmos qui pourraient abriter la vie, par Didier Queloz, Astrophysicien – Prix Nobel de Physique 2019, Professeur de physique à l’Université de Cambridge et à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich. Une conférence proposée par l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) dans le cadre de l’exposition Lire le ciel.
- Mardi 7 octobre 2025 – Scolaire et étudiants – Bibliothèque Universitaire de Saint-Jérôme, 13013 Marseille – de 10h à 16h. Fête de la science à la BU Saint-Jérôme : Le LAM présentera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Univers : les planètes, exoplanètes, comètes, mais aussi les étoiles, galaxies, la cosmologie et la mission spatiale Euclid ! Deux séances scolaires : de 10 à 12h puis de 14 à 16h; et, pour tous : création d’un modèle de comète à 13h.
- Mercredi 8 octobre 2025 – Grand public – Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM) – de 14h à 15h30. Les visites insolites du CNRS : Comment percer les mystères de l’univers ?
- Vendredi 10 octobre 2025 – Scolaires – Samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025 – Grand public – village des sciences de Marseille espace Puget – de 9h à 17h. Le LAM propose des animations pour découvrir l’astronomie, du système solaire à la cosmologie.
- Vendredi 10 octobre 2025 – Scolaires – Samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025 – Grand public – village des sciences de Marseille place Bargemon – de 10h à 18h. Atelier Nous v’EAU : tous les chemins mènent à l’océan. De la montagne à la mer… Une animation à tiroirs pour tout savoir sur la gestion multi-usage de la ressource en eau et les enjeux de la continuité écologique à l’échelle d’un bassin versant.
- Vendredi 10 octobre 2025 – Scolaires – Samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025 – Grand public – village des sciences de Marseille place Bargemon – de 10h à 18h. Formation à l’observation de la flore via les sciences participatives. Découvrez une nouvelle manière d’observer la nature tout en aidant les scientifiques à lutter contre le réchauffement climatique avec les chercheurs de l’IMBE !
- Vendredi 10 octobre 2025 – Grand public – Observatoire historique de Marseille, entrée : allée Jean-Louis Pons, 13004 – de 20h30 à 22h. Conférence Filaments interstellaires et Intelligence Artificielle : vers une Intelligence Augmentée, par Annie Zavagno, professeure à Aix Marseille Université (AMU), spécialiste de la formation des étoiles au LAM.
- Samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025 – Grand public – village des sciences de Marseille place Bargemon – de 10h à 18h. Venez découvrir notre module issu de l’exposition Coup de pousse ! et des jeux pédagogiques, sur le thème de La nature en ville en présence de Valérie Berthaudière-Montès, Maître de Conférences en Ecologie végétale AMU au LPED. Exposition, atelier, jeux vidéo et jeu de plateau sur les trames vertes et bleues vous attendent pour poser un nouveau regard sur la biodiversité urbaine.
- Mercredi 15 octobre 2025 – Grand public et centres aérés – théatre Sainte Marguerite, 13009 Marseille – de 10h à 16h30. Journée sciences organisée par la Mairie 9/10 de Marseille auquel le LAM participe.
Et au-delà…
- Vendredi 3 octobre 2025 – Scolaires – Saint-Michel l’Observatoire – de 9h à 16h. Le village des sciences accueille les élèves autour de 4 thématiques : l’intelligence humaine, l’intelligence du vivant, l’intelligence collective et l’intelligence artificielle.
- Vendredi 3 et samedi 4 octobre 2025 – Grand public – Médiathèque de Cadolive – Vend. : de 15h à 18h / Sam. : de 9h à 12h. Participez à un atelier sur les microfossiles pour reconstituer l’histoire du climat sur notre planète avec le Centre de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement (CEREGE).
- Samedi 4 octobre 2025 – Grand public – Notre Dame du Château, Allauch – de 19h30 à 23h. Observation du ciel nocturne avec le LAM.
- Samedi 4 octobre 2025 – Grand public – Médiathèque de La Roque d’Anthéron – de 14h à 18h. Explorez les sciences autrement à travers 4 ateliers et 1 conférence avec le CEREGE.
- Samedi 4 octobre 2025 – Grand public – Saint-Michel l’Observatoire – de 10h à 18h. Le Centre d’astronomie vous accueille pour vivre le plaisir de la découverte scientifique. L’OHP est partenaire de cet évènement.
- Samedi 4 octobre 2025 – Grand public – Espace Bonne Fontaine, Forcalquier – de 20h30 à 22h. Conférence 2025 – Extraordinaires planètes extrasolaires, par Guillaume Hébrard – Directeur de recherche au CNRS, à l’Institut d’astrophysique de Paris et à l’OHP – OSU Pythéas. Réservations et inscriptions !
- Mercredi 8 octobre 2025 – Grand public – Espace Bonne Fontaine, Forcalquier – de 18h à 20h. Conférence 2025 D’autres Mondes dans le cosmos ? par Michel Mayor, Prix Nobel de Physique 2019 – Professeur à l’Université de Genève, Suisse. Réservations et inscriptions !
- Mercredi 8 octobre 2025 – Grand public – Bibliothèque Arthur Rimbaud, 75004 Paris – 19h. Conférence A la découverte des trous noirs et des corps célestes insolites, par Jean-Pierre Luminet, directeur de recherche émérite CNRS au LAM, spécialiste des trous noirs et de la cosmologie, auteur et conférencier.
- Jeudi 9 octobre 2025 – Scolaires – Technopôle de l’Arbois-Méditerranée (Aix-en-Provence). Une journée organisée par le CEREGE pour plus de 500 élèves primaires attendus sur une quarantaine d’ateliers et 2 conférences organisés par le laboratoire.
- Vendredi 10 octobre 2025 – Scolaires – Musée de la Paléontologie (Marseille). Participez à un atelier/visite autour des fossiles conservés au musée.
REVER14 – Journées du Réseau d’Echanges et de Valorisation en Ecologie de la Restauration – 2026
Les 14èmes Journées du Réseau REVER se dérouleront à Avignon, organisées à Avignon Université par l’IMBE – Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie.
REVER, le réseau d’Échanges et de Valorisation en Écologie de la restauration, a été crée en 2008 afin de favoriser les relations entre gestionnaires, praticiens, étudiants et scientifiques œuvrant dans les domaines de l’écologie de la restauration et/ou de la restauration écologique. Depuis plus de 15 ans, REVER propose l’organisation de colloques regroupant étudiants, chercheurs et professionnels de la restauration écologique. Habituellement organisées sur 2 ou 3 jours, ces journées visent à échanger en salle lors de sessions thématiques, d’ateliers (ou sur le terrain lors de la visite de sites de restauration).
REVER 14 – Restaurer et Planifier
13 – 14 janvier 2026
Campus Hannah Arendt – Avignon Université (centre ville d’Avignon)
Le site internet est à présent ouvert pour recueillir vos propositions de communication et vos inscriptions. Toutes les informations y sont : https://rever14.sciencesconf.org
Les formations en alternance de l’OSU Pythéas
L’OSU Institut Pythéas vous propose 5 formations en alternance pour assurer votre continuité professionnelle !
Ecogest / Ecologie pour la gestion des villes et des territoires
Ce parcours forme des écologues généralistes avec une ouverture à l’interdisciplinarité associant un socle solide en écologie à des multi-compétences en sciences humaines et sociales (sociologie, géographie, urbanisme et aménagement du territoire, droit de l’environnement). Ces professionnels seront en capacité d’identifier les réseaux d’acteurs et de maîtriser les enjeux de préservation de la biodiversité dans les espaces artificialisés (métropolisés, urbains, ruraux, littoraux, infrastructures linéaires de transports, centrales énergétiques…), pour définir des méthodes d’aménagement et de gestion par une approche interdisciplinaire, afin d’accompagner les politiques environnementales et d’en concevoir les suivis.
Solfondnat / Solutions fondées sur la nature
Ce parcours forme des écologues généralistes aptes à analyser l’état des écosystèmes perturbés et/ou pollués de façon systémique. Ils seront aptes à conceptualiser des solutions d’atténuation de la pollution et à concevoir des actions intégrées d’ingénierie écologique visant à protéger, gérer de manière durable et à restaurer les écosystèmes. Sur la base d’un socle théorique solide en ingénierie écologique, les étudiants pourront mobiliser leurs connaissances en droit de l’environnement et travailler en interaction avec le réseau d’acteurs et d’usagers du territoire pour mener à bien des réflexions écologiques intégratives et adaptées favorisant la préservation des écosystèmes et la mise en place de solutions innovantes et durables au cas par cas.
Gema / Gestion de l’eau et des milieux aquatiques
Ce parcours forme des futurs cadres spécialistes du fonctionnement, de la conservation et de la réhabilitation des milieux aquatiques continentaux, ainsi que dans le domaine du traitement des eaux usées et de la potabilisation des eaux.
Ces professionnels contribueront à améliorer et à mettre en œuvre des stratégies de la qualité des eaux, à développer et utiliser des outils techniques et/ou méthodologiques en vue de la surveillance et de la diminution des impacts anthropiques sur les ressources en eau et à initier des plans d’action en cas de gestion de crises naturelles (inondations, crues, sècheresse). Les étudiants sauront proposer une démarche de mise en œuvre des stratégies permettant d’associer conservation de la biodiversité et prévention du risque inondation.
Geste / Gestion de l’Environnement Sciences et Technologies
Ce parcours forme des futurs cadres spécialisés en sciences et technologies de l’environnement aptes à répondre aux défis sociétaux, environnementaux et énergétiques actuels et à venir. Il est fondé sur cinq options métiers qui couvrent la gestion des ressources et des pollutions, des sols contaminés et des déchets, de la qualité de l’air, les enjeux énergétiques et climatiques. La formation ouvre sur des postes d’ingénieur en sécurité ou responsabilité environnementale (HSE, RSE), en développement ou performance énergétique (éolien, photovoltaïque, hydraulique, thermicien…), en inspection des installations industrielles, chargé-e de mission bureau d’études en diagnostic de pollution et solutions de dépollution, responsable sites d’exploitation et gestion des déchets, chargé-e d’études et développement en laboratoire d’analyses environnementales.
Gerinat / Gestion territoriale des risques naturels et technologiques
Ce parcours forme depuis 2005 des professionnels équivalent ingénieur de la fonction publique territoriale, des services de l’Etat, des bureaux d’étude, de l’industrie polyvalents dans la gestion des risques naturels et technologiques. Il propose un enseignement permettant à l’étudiant d’élaborer une démarche pour la mesure, l’expertise des aléas et des risques, l’analyse critique et experte, la conception d’ouvrages, la définition de plans d’actions et de planification pour la prévention des risques et la gestion de crise. Ils pourront également accompagner les entreprises et les collectivités dans la résolution des problématiques environnementales de type diagnostics territoriaux, études réglementaires (code de l’environnement, PLU, PPR…), management environnemental.
Pour plus d’informations, consultez la plaquette des Formations en alternance à l’OSU Pythéas.
La flore spontanée, une alliée naturelle pour protéger les vergers
Dans les vergers de pommiers méditerranéens de la Basse Vallée de la Durance, les chercheurs d’INRAE, en collaboration avec l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE), ont étudié les interactions entre la flore spontanée, les pollinisateurs et les principaux ravageurs. Ils ont constaté que 5 à 10 % de fleurs parmi cette flore suffisent à attirer une diversité significative d’insectes bénéfiques. Parmi eux figurent les syrphes et les guêpes parasitoïdes, deux précieux alliés dans la lutte contre des ravageurs comme le carpocapse des pommes (Cydia pomonella) et le puceron cendré du pommier (Dysaphis plantaginea), qui représentent des menaces majeures pour la pomiculture.
Cependant, bien que la flore spontanée contribue à attirer des ennemis naturels d’insectes ravageurs, les résultats, publiés dans la revue Agriculture, Ecosystems & Environment, ne permettent pas encore de garantir une réduction systématique des infestations. La compréhension des mécanismes en jeu, notamment des interactions complexes entre les différents insectes, nécessitent des recherches plus approfondies.
Les déchets des fourmis au secours des prairies dégradées
Le vote du règlement européen relatif à la restauration de la nature en 2024 a mis en évidence l’importance de la restauration écologique des écosystèmes pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Les techniques de restauration écologique sont multiples, impliquant des interventions de génie civil, ainsi que des solutions fondées sur la nature telles que la réintroduction d’espèces ingénieures des écosystèmes. Cependant, cette dernière méthode présente des risques pour la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes, surtout lorsque les interactions entre espèces sont mal maitrisées. En effet, la réintroduction d’espèces, qu’il s’agisse de renforcer des populations existantes ou d’en introduire de nouvelles, peut créer des déséquilibres écologiques en perturbant les habitats (modification, création, destruction…).
Face à ces risques, des chercheurs de l’IMBE, en collaboration avec la Société des Carrières de la Ménudelle (SCLM), ont testé une nouvelle approche, consistant à utiliser les productions naturelles des espèces elles-mêmes, notamment leurs déchets. L’équipe a ainsi épandu des dépotoirs de nids de fourmis moissonneuses (Messor barbarus L.) dans des prairies sèches méditerranéennes, en remplacement du semis de mélanges d’espèces commerciales ou du transfert de foins. Cette méthode, qui vise à restaurer ces prairies suite aux dégradations que l’agriculture intensive et l’exploitation de carrières ont pu occasionnées,repose sur le fait que les fourmis, en tant qu’ingénieurs écologiques, jouent un rôle clé dans la dynamique de l’écosystème. Elles collectent des graines et les déposent dans leurs dépotoirs, où elles sont stockées et mélangées avec des enveloppes et des graines non consommées.
Les résultats après six mois montrent que les sites tests, qu’ils soient en terrines sous serre ou sur le terrain, présentent une végétation plus riche et plus proche de l’écosystème cible que les sites ensemencés avec un mélange de graines commerciales. En outre, l’épandage de dépotoirs de nids récoltés localement s’avère complémentaire aux opérations de transfert de foins, car les fourmis y déposent des graines d’espèces annuelles de petite taille non collectées par les engins mécaniques lors de la récolte des foins, lesquels ramassent plutôt des espèces herbacées de grande taille.
Ces résultats s’expliquent en partie par le fait que les fourmis moissonneuses concentrent dans leurs dépotoirs une grande quantité de graines viables d’espèces différentes récoltées aux abords de leurs nids (que ce soit une stratégie alimentaire ou plus simplement un processus de tri peu efficace), rapprochant ainsi spatialement la future production de graines l’année suivante.
Cette approche représente donc une méthode de restauration prometteuse, à faible impact environnemental et à coût réduit. Ces dépotoirs constituent de véritables « sachets de graines » riches en espèces de l’écosystème à restaurer. Collectés facilement sur le terrain, ils offrent une solution simple et efficace pour restaurer les prairies méditerranéennes dégradées, et ce, sans perturber davantage les écosystèmes locaux. Cette démarche pourrait être adaptée à d’autres écosystèmes, en fonction du type de dégradations subies et des objectifs de restauration visés.

