Une exploration à la croisée de l’art et de la science, mettant en lumière l’engagement des chercheurs et des marins au cœur de l’Océan Austral.
→ Vernissage de l’exposition : vendredi 29 et samedi 30 mai 2026
Austral, les engagés pour l’Océan nous entraîne dans les entrailles de la recherche océanographique au large des Terres Australes et Antarctiques françaises. Cet essai photographique, réalisé à bord du Marion Dufresne, propose une autre manière de raconter l’Océan : non pas comme un simple objet d’étude ou une carte postale attendue, mais comme une aventure sensible, poétique et profondément humaine. Cette association entre art et science révèle ce que l’Océan cache dans ses profondeurs : une part décisive de notre avenir commun.
L’Océan recouvre plus de 70 % de la surface du globe. Il régule le climat, absorbe une part majeure du CO₂ et de la chaleur produits par les activités humaines, et soutient l’équilibre du vivant. Pourtant, les processus qui gouvernent ces équilibres demeurent largement invisibles à l’œil nu. L’exposition propose d’entrer dans ces mécanismes par une expérience sensible : celle du terrain, de la recherche en mer, de l’engagement humain.
Inspirées par l’esthétique des images issues de microscopes électroniques, les photographies oscillent entre noir et blanc et couleur, entre positif et négatif. Certaines semblent radiographier le navire et son équipage, comme si la recherche scientifique imprégnait la matière même de l’image. Le travail joue sur les contrastes d’échelle : l’immensité de l’Océan Austral, les structures massives du navire, et l’infiniment petit — phytoplancton, particules marines, échantillons prélevés.
Les photographies montrent également celles et ceux qui rendent ce travail possible : scientifiques, marins et équipage du navire. Tous participent à une même dynamique collective, souvent exigeante, parfois extrême, toujours engagée. Loin d’une vision héroïsée, l’exposition donne à voir un engagement discret mais déterminant : comprendre l’Océan pour mieux le préserver.
Une exposition de Franck Desplanques, photographe et de Stéphanie Jacquet, océanographe. Ce travail a été mené dans le cadre d’un projet art-science, soutenu par le CNRS et par l’IFREMER.
La scénographie est signée Franck Desplanques et Didier Hilar. Des visuels sont consultables sur le site : https://franckdesplanques.com/

Jérome Gattacceca est Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Géologue et géophysicien, il réalise ses recherches au Centre Européen de Recherche et d’Enseignement en Géosciences de l’Environnement (CEREGE, Aix-en-Provence), unité de recherche dont il est directeur adjoint. Ses travaux actuels portent essentiellement sur les météorites et les cratères d’impact. Il a précédemment travaillé sur la géodynamique et la dérive des continents, avec une attention particulière pour les mouvements tectoniques qui ont séparés la Corse et la Sardaigne de l’Europe continentale il y a une vingtaine de millions d’années.
Cette exposition Le Bras de Fer, un Rhône au destin très bref (1587-1711) est un nouveau volet de l’exposition La Camargue entre deux eaux mis en place pour une durée de deux ans.