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Ressources - OSU Pythéas

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Océanographie

La dégradation des déchets en mer, la BD

15 juin 2023 by

Les déchets abandonnés en pleine nature, outre la pollution visuelle qu’ils représentent, constituent un véritable danger pour l’environnement. Leur dégradation naturelle peut s’avérer en effet extrêmement longue. De plus, elle peut libérer dans les sols et les eaux des molécules dangereuses, tant pour l’Homme que pour la nature. Par exemple, un simple sac plastique – dont la durée de dégradation peut aller jusqu’à 500 ans – jeté dans la mer peut perturber la faune et la flore pendant plusieurs années.

En France, la collecte et le traitement des déchets sont organisés. Les filières de traitement des déchets (recyclage, compostage, incinération) permettent d’accélérer les processus de dégradations des déchets tout en les valorisant. Pour aider au tri et protéger l’environnement, ne jetez pas les déchets dans la mer, mais dans la prochaine poubelle que vous trouverez !

Existe uniquement en version pdf numérique pour une diffusion sur les réseaux sociaux.

 

Cette BD est issue de notre poster La dégradation des déchets en mer, conçu en 2019.

Les échos-logiques | Restaurer en milieu marin : une fausse bonne idée ? (11/24)

26 juin 2023 by

Les Échos-logiques est une série de podcasts questionnant les relations Homme-société-environnement. Quel regard portent les écologues sur ces relations qu’ils étudient au quotidien ? Au fil des épisodes, découvrons quatre points de vue critiques sur notre rapport à la nature et nos façons de la “gérer”. Alors que les changements globaux nous imposent de les repenser, tendons l’oreille pour capter leurs échos … logiques !

Cette série vous est proposée par l’OSU Institut Pythéas (AMU, CNRS, IRD) et l’Institut Méditerranéen pour la Transition Environnementale (ITEM) d’AMU, avec quatre écologues de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) : Thierry Dutoit, Thierry Gauquelin, Thierry Perez et Thierry Tatoni.

 

La restauration écologique est courante sur le continent, où l’homme modifie depuis des siècles des écosystèmes qui n’ont de “naturel” que le nom. Qu’en est-il de cette pratique en mer, un milieu plus sauvage ? Des cultures de nouveaux coraux aux programmes d’aquaculture, que penser de ces dispositifs ?

Avec Thierry Perez – Écologue à l’IMBE, spécialiste des milieux marins

 

Thierry Perez est directeur de recherches au CNRS au sein de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) sur le site de la Station Marine d’Endoume. Il tient sa passion pour l’océan et pour la vie sur des bateaux d’un grand père marin pêcheur. Océanographe biologiste marin, il est spécialiste des éponges, des animaux dont il a décrit une quarantaine d’espèces nouvelles. Il pratique la plongée professionnelle depuis plus 25 ans afin de lier ses recherches à l’observation de la réalité sous-marine. II organise et dirige des formations et des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète.

BathyBot : le robot des profondeurs

3 février 2025 by

C’est un petit robot qui pourrait faire de grandes découvertes. BathyBot, c’est son nom, s’apprête à percer les mystères des abysses. Mais pour l’installer à 2400 mètres de profondeur, il a fallu mobiliser une centaine de scientifiques et de marins ainsi que le navire scientifique le « Pourquoi Pas ? ».

Après quelques péripéties, le robot a finalement réussi à filmer ses premières images de l’océan profond. 

Et merci à Dominique Lefèvre (Chef de mission de la mission EMSO-LO)

Pour en savoir plus :

Lire le communiqué BathyBot : réveil d’un robot dans les profondeurs de la Méditerranée (11 mai 2023)
Consulter le Reportage Photo CNRS Images : La BathyCruise

Nous v’EAU / Les différents types de barrages et le fonctionnement d’une usine hydroélectrique

12 mai 2025 by

A quoi servent les barrages ? Entre autres à produire de l’électricité. Mais il en existe différents types en fonction de l’endroit où ils sont construits. Ils sont reliés à des centrales hydrauliques, là où le processus de fabrication d’électricité a lieu. Mais là aussi, il en existe plusieurs. Ecoutez la voix de Christophe pour en savoir plus !

« Nous v’EAU : tous les chemins mènent à l’océan » est une animation conçue par des étudiants de master en médiation scientifique, dans le cadre de leur stage d’application professionnelle au sein de l’OSU Pythéas. Elle traite de la continuité écologique et des impacts de la pollution de l’Homme sur les milieux aquatiques, et sur lui-même. Sa pièce principale : une maquette d’un bassin versant en trois dimensions, complétée par divers supports, et notamment une série de podcasts donc celui-ci fait partie.

Réchauffement : peut-on réduire le CO2 océanique ?

17 novembre 2025 by

Face à l’urgence climatique, les techniques d’élimination du CO₂ dissous dans l’océan suscitent espoirs autant qu’inquiétudes. Comment procéder ? Quelles règles se donner ? Qui doit décider ? Les éclairages du biogéochimiste Olivier Sulpis, chargé d’évaluer ces méthodes.

Vous avez copiloté pendant 16 mois le travail de 12 experts européens afin d’établir les standards nécessaires avant de déployer des techniques d’élimination du CO2 océanique. À l’occasion de la COP30, ces travaux viennent d’être publiés par l’European Marine Board (EMB). Pourquoi s’intéresser à l’océan pour éliminer du CO2 ?

Olivier Sulpis L’océan occupe plus des deux tiers de la surface de la planète et absorbe déjà près d’un quart de nos émissions annuelles de CO2. Plusieurs documents du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) indiquent que la probabilité de maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C d’ici à la fin du siècle est très faible, même en cas de réduction drastique des émissions. Pour y parvenir, il faudra activement retirer du CO2 de l’atmosphère. Dans ce contexte, il est régulièrement proposé de se servir de l’océan comme levier pour retirer le CO2 de l’atmosphère, soit en augmentant l’efficacité de processus naturels, soit en mettant en œuvre de nouvelles méthodes privilégiant des approches technologiques.

Olivier Sulpis dans le laboratoire exoCean, au Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege), en novembre 2025.
Olivier Sulpis dans le laboratoire exoCean, au Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege), en novembre 2025. Crédit : Élodie Gazquez / Cerege

De quelles méthodes parle-t-on ? Fertilisation océanique, alcalinisation… Pouvez-vous nous donner quelques exemples et nous dire où en est la recherche aujourd‘hui ?

O. S. Les activités de capture du CO2 marin (en anglais, marine Carbon Dioxide Removal, ou mCDR) visent à tout d’abord retirer du CO2 dissous de l’eau de mer. Une fois ce CO2 capturé, un transfert de CO2 de l’atmosphère vers l’océan a lieu, pour combler le déséquilibre ainsi créé.

Pour retirer le CO2 dissous de l’eau de mer, on peut le fixer sous des formes ioniques solubles comme les ions carbonates et bicarbonates, dont la formation est favorisée par l’augmentation de l’alcalinité de l’eau – une alcalinité qui, par ailleurs, augmente quand on ajoute des minéraux dissous. Ainsi, on constate que les périodes où l’érosion des roches (et, par conséquent, les apports minéraux à l’océan) a été la plus importante sont celles durant lesquelles les océans absorbaient le plus de CO2. Les substances minérales comme l’olivine (un minéral très répandu dans la croûte terrestre) ou le carbonate de calcium pourraient par exemple être utilisées pour alcaliniser l’eau de mer. On peut aussi convertir le CO2 dissous dans l’eau en biomasse, en favorisant la croissance d’algues, de plancton, ou en restaurant des écosystèmes végétalisés côtiers endommagés.

Il faut noter à ce sujet que la plus connue des méthodes mCDR, la fertilisation des océans, montre une faible efficacité après plus de 20 ans d’évaluation. Elle est de plus particulièrement décriée par la communauté scientifique du fait des risques qu’elle peut faire peser sur les écosystèmes marins. Par ailleurs, dès qu’on envisage une méthode reposant sur le stockage de CO2 dans la biomasse, il est nécessaire de s’assurer que la matière organique ne sera pas rapidement décomposée, ce qui relâcherait à nouveau le CO2 dans l’eau de mer. Il faut donc s’assurer que cette biomasse se déposera au fond des océans, ou bien l’utiliser pour produire des matériaux durables ou de l’énergie.

À gauche, un mésocosme utilisé pour étudier l’augmentation de l’alcalinité océanique dans le fjord de Kiel, en Allemagne. À droite, collecte d’eau dans la mer Baltique pour suivre l’effet de l’augmentation de l’alcalinité sur les communautés planctoniques dans un cadre comparable (même protocole) à l’échelle mondiale.
À gauche, un mésocosme utilisé pour étudier l’augmentation de l’alcalinité océanique dans le fjord de Kiel, en Allemagne. À droite, collecte d’eau dans la mer Baltique pour suivre l’effet de l’augmentation de l’alcalinité sur les communautés planctoniques dans un cadre comparable (même protocole) à l’échelle mondiale. Crédit : Michael Sswat, GEOMAR

Il faut bien comprendre que si ces méthodes s’inspirent de processus naturels dont il est bien établi qu’ils ont refroidi la planète par le passé, ces processus ont opéré à des échelles de temps beaucoup plus longues. L’ensemble de ces méthodes est encore à l’état de développement, et la recherche doit aussi s’interroger sur leurs effets à moyen et long terme sur l’environnement et les écosystèmes marins.

Vous coprésidez le groupe de 12 experts européens qui vient de produire ce rapport. Comment avez-vous été amené à prendre ce rôle et quelle a été l’implication du CNRS ?

O. S. J’ai été proposé par le CNRS comme contributeur potentiel à ce groupe d’experts, puis sélectionné (avec Helene Muri, la présidente du groupe) parmi d’autres scientifiques pour coprésider ce groupe de travail et mener l’écriture du rapport. Le document a été relu et approuvé par les organisations membres de l’European Marine Board (EMB), dont le CNRS et l’Ifremer pour la France, ce qui en renforce la légitimité scientifico-politique.

L’EMB est indépendant de tout financement privé et les sujets d’études sont sélectionnés par les organisations membres. Le groupe de travail dont je fais partie est composé exclusivement de scientifiques et de juristes issus d’institutions publiques européennes.

En quoi ont consisté vos travaux ?

O. S. Notre but était d’établir des standards de monitoring, reporting & verification (MRV, ou « surveillance, déclaration et vérification », en français) nécessaires pour déployer des techniques d’élimination du CO2 océanique. Le MRV fournit un cadre qui permet de quantifier la capture des gaz à effet de serre par rapport à un niveau initial de référence ; il évalue la durée sur laquelle le CO2 est capturé et stocké hors de contact avec l’atmosphère, ainsi que les incertitudes associées.

Le MRV doit également décrire les effets sur l’environnement et les écosystèmes des activités de mCDR, selon des critères prédéfinis, afin de s’assurer que des seuils de dangerosité ne sont pas dépassés. Le MRV est un peu le bilan comptable de la capture de CO2. Sans MRV, impossible de déterminer son efficacité ou ses conséquences, et impossible de prendre des décisions responsables.

Pourquoi on ne peut pas simplement vérifier que le CO2 a bien été capturé et stocké durablement ?

O. S. Le MRV est difficile, car l’océan est un milieu interconnecté qui varie tout le temps, au gré des cycles journaliers, des saisons, de la météo, des migrations d’espèces et des activités humaines. Détecter un changement dans la teneur de CO2 dissous au milieu de toute cette variabilité nécessite des instruments de grande précision, d’autant plus que les modifications chimiques que l’on cherche à détecter sont minimes.

Par ailleurs, il faut réussir à attribuer le fait qu’une diminution du taux de CO2 résulte bien du déploiement d’une méthode de mCDR donnée et pas d’un phénomène naturel. Déterminer la durée de stockage nécessite l’utilisation de modèles prédictifs qui nous permettent de déterminer l’évolution des masses d’eau et des interactions avec les écosystèmes. Ces modèles sont souvent très complexes et gourmands en ressources informatiques.

Ce rapport sort durant la COP30, à Belém, alors que les pays doivent rehausser leurs ambitions climatiques. Quel message voulez-vous faire passer aux négociateurs réunis au Brésil ?

O. S. La capture de CO2 de l’atmosphère en utilisant les océans est possible et nécessaire pour rester dans le niveau de réchauffement défini par les accords de Paris (+1,5 °C à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle). Toutefois, elle exige l’établissement de nouvelles régulations et une mobilisation importante de ressources publiques, notamment via des investissements urgents dans la recherche scientifique, afin d’évaluer objectivement ce que le mCDR peut (ou non) apporter. Il est notamment important de limiter tout passage à grande échelle tant que des protocoles éprouvés n’existent pas.

La biologiste Leila Kittu avec une « araignée », un dispositif permettant de répartir uniformément des liquides (en l’occurrence, des solutions alcalines) dans les colonnes d’eau des mésocosmes.
La biologiste Leila Kittu avec une « araignée », un dispositif permettant de répartir uniformément des liquides (en l’occurrence, des solutions alcalines) dans les colonnes d’eau des mésocosmes. Crédit : Michael Sswat, GEOMAR

On voit se multiplier les annonces d’investissements massifs dans les techniques de recapture de CO2. Ne craignez-vous pas qu’on vous reproche de « légitimer » ces techniques alors que l’urgence reste de réduire les émissions ?

O. S. Un des messages principaux est que même si la capture de CO2 pourrait compléter les réductions d’émissions, elle ne peut en aucun cas les remplacer. L’humanité émet actuellement 40 gigatonnes de CO2 par an, soit 1000 tonnes par seconde ! Le moyen le plus direct de faire baisser le taux de CO2  atmosphérique est donc d’abord de réduire ces émissions. Nous insistons également sur le fait qu’à l’heure actuelle, aucune méthode de mCDR n’est prête à être déployée à large échelle.

Nous ne prenons pas position sur la question de savoir si des méthodes mCDR devraient être déployées ou pas, et le rapport ne promeut aucune méthode : il fixe des exigences MRV pour éviter le greenwashing et protéger l’océan. Notre message est de précaution : avancer par la science, des tests encadrés et en toute transparence.

Pourquoi ne prenez-vous pas position sur l’opportunité même de déployer le mCDR à grande échelle ?

O. S. Le but de ce rapport est de dresser un état de l’art et d’effectuer des recommandations objectives, sans trancher quant à l’opportunité politique d’un déploiement massif de mCDR. Le document ne prend pas position sur le fait de poursuivre ou non le mCDR. Il précise les conditions de faisabilité pour toute décision future.

Notre rôle de scientifiques n’est pas de décider, mais d’exposer ce que la connaissance permet d’affirmer, puis d’établir selon quelles conditions avec quel niveau de certitude une action serait justifiable. Concrètement, nous caractérisons les preuves et les incertitudes, puis nous définissons des exigences de MRV et des seuils d’arrêt pour protéger l’environnement et l’intégrité climatique ; enfin, nous spécifions les démonstrations nécessaires avant tout passage à l’échelle.

Décider d’un déploiement ou d’une interdiction relève d’un choix politique et sociétal qui repose, au-delà des arguments scientifiques, sur des valeurs, des priorités démocratiques et des arbitrages économiques. Notre contribution est d’éclairer ces choix par un cadre rigoureux, transparent et vérifiable, afin que toute décision, quelle qu’elle soit, repose sur des preuves solides et non sur des promesses ou des craintes.

Vous formulez 13 recommandations aux décideurs et financeurs. Si vous deviez n’en retenir que 2 ou 3, quelles seraient-elles ?

O. S. Une des priorités pour les décideurs est de mettre en place un cadre réglementaire MRV harmonisé, en termes de définition, de méthodes, de vérification. Pour l’instant, des protocoles de MRV ont été déployés par des acteurs privés, ce qui peut faire douter de l’objectivité et de l’indépendance de leurs conclusions.

Pour les organismes finançant la science, la priorité sera de sélectionner les projets permettant de mieux évaluer l’efficacité à long terme, les impacts environnementaux et l’évolutivité des méthodes de mCDR. Cela comprend notamment les études sur la dynamique et le devenir du carbone naturel, afin de mieux anticiper et quantifier l’efficacité des méthodes de mCDR.

Qui devra payer pour ces systèmes de surveillance ultra coûteux dont vous dites qu’ils sont indispensables ?

O. S. Actuellement, des financements publics et philanthropiques ont permis de mettre en place de petites stations d’observation comme les mésocosmes, ainsi que des instruments et des modèles dédiés aux études MRV de mCDR. Des réseaux d’observations de l’océan à échelle globale existent déjà, via des campagnes en mer, des robots autonomes, des mesures satellites, etc. Reste que la pérennité des financements et donc la maintenance de ces réseaux n’est pas toujours garantie. À terme, un réseau d’observation permettant le MRV de mCDR à échelle globale nécessitera un soutien non seulement financier mais également opérationnel de la part des États, seuls capables d’assurer la mise en place d’une législation commune et d’une vérification indépendante.

Il peut aussi être question d’un marché de crédits carbone qui seraient vendus par les entités réalisant du mCDR et achetés par des entités voulant compenser leurs émissions. Mais un tel marché ne peut intervenir qu’après la mise en place de protocoles MRV éprouvés et contrôlés. Nous en sommes encore loin.

Mésocosme près de Bergen (Norvège) utilisé dans le cadre d’une étude comparant les effets d’une augmentation de l’alcalinité océanique sur les larves de poissons selon qu’elle est due aux silicates ou aux carbonates.
Mésocosme près de Bergen (Norvège) utilisé dans le cadre d’une étude comparant les effets d’une augmentation de l’alcalinité océanique sur les larves de poissons selon qu’elle est due aux silicates ou aux carbonates. Crédit : Michael Sswat, GEOMAR

Que représente pour le CNRS et la recherche française le fait d’avoir porté ce projet ?

O. S. Le rapport propose une position européenne de référence, portée par un groupe d’experts coprésidé par un chercheur CNRS. Le CNRS contribue ainsi à structurer un cadre scientifique et opérationnel (MRV, observation, modélisation) utile aux décideurs en Europe et au‑delà, au service d’une action climatique intègre.

Pour la recherche française, il est à mon sens urgent de se pencher davantage sur l’étude des méthodes de mCDR. Je pense que les scientifiques doivent prendre une part active à ce débat. Il est désormais clair qu’aucune solution unique ne suffira pour retirer une quantité suffisante de CO2, mais qu’une multitude d’actions peuvent coexister, dans la mesure où leur impact environnemental et écologique ne dépasse pas des seuils clairement définis.

Étudier le mCDR en tant que scientifique ne signifie pas nécessairement le soutenir. Une recherche scientifique rigoureuse qui explique et qui éclaire peut indiquer des solutions mais elle peut également conduire à limiter, voire interdire certaines activités potentiellement néfastes. En outre, la recherche fondamentale, en particulier celle qui se concentre sur les grands fonds marins, bénéficiera certainement d’une attention accrue portée au paysage biogéochimique marin.

Le cycle de l’eau en BD

15 juin 2023 by

L’eau est indispensable pour la vie sur la terre. Elle recouvre 71% de la surface de la Terre. Ce volume d’eau n’a pas changé au cours des siècles. Le cycle de l’eau est un mouvement perpétuel de l’eau sous tous ses états : liquide, gazeuse, solide.

Sous l’action du soleil, une partie de l’eau de mer s’évapore pour former des nuages. Lorsqu’il pleut, il neige ou il grêle, une partie de l’eau de ces précipitations repart plus ou moins rapidement dans l’atmosphère à travers l’évaporation directe et à travers la transpiration des plantes et des animaux. Une deuxième partie, en ruisselant sur le soleil, rejoint assez vite les rivières, les fleuves et puis la mer. Quant au reste, elle s’infiltre dans le sol est stockée en partie dans des nappes souterraines. Cette eau finira aussi par retourner à la mer à travers des cours d’eau que ces nappes alimentent.

Existe uniquement en version pdf numérique pour une diffusion sur les réseaux sociaux.

 

Cette BD est issue de notre poster Le cycle de l’eau, conçu en 2017.

 

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