Ces dernières années, le centre de l’Italie a été touché par d’importants séismes, dont deux particulièrement meurtriers en 2009 et 2016. Le long des failles, des pans de montagne se sont affaissés tandis que d’autres se sont élevés, révélant ainsi des traces sédimentaires du passé. À Roccapreturo, dans les Abruzzes, des géologues étudient les liens entre activité tectonique et variations du paysage, pour retracer jusqu’à 100 000 ans d’histoire sismique. Des travaux qui pourraient aider à anticiper de futures secousses.
Terre
Sous le béton, un sol vivant
Derrière la zone industrielle de Fos-sur-Mer, en limite de réserve naturelle, des scientifiques ont retiré une dalle de béton de 450 mètres carrés, vestige d’un ancien bâtiment. Leur objectif : étudier l’état du sol sous le béton et comprendre comment la biodiversité pourrait repeupler ce milieu. Rendez-vous avec Thierry Dutoit, spécialiste de restauration écologique à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie.
Coup de pousse, s’allier à la nature face aux aléas du climat
Notre région, comme le monde entier, subit les conséquences du changement climatique : inondations, sécheresses, canicules, incendies, tempêtes…
Longtemps, nos constructions et nos technologies nous ont protégés contre ces aléas : nous y sommes donc attachés. Pourtant, il existe une alliée tout aussi efficace et bien plus durable : la Nature ! Elle régule en effet depuis toujours les éléments sui constituent notre environnement. Toutefois, en artificialisant les espaces naturels qui nous entourent, nous avons tendance à l’oublier et à supprimer ses bienfaits.
L’exposition Coup de pousse propose une visite ludique à travers 6 écosystèmes caractéristiques traitant du sujet des solutions fondées sur la nature. Panneaux grands formats et éléments manipulables proposent des constats, questionnements ou encore, solutions… Permettant aux visiteurs de réfléchir à des actions en s’inspirant de la nature et des services qu’elle nous peut nous rendre.
Pitch de l’exposition
Notre région, comme le monde entier, subit les conséquences du changement climatique : inondations, sécheresses, canicules, incendies, tempêtes…
Longtemps, nos constructions et nos technologies nous ont protégés contre ces aléas : nous y sommes donc attachés. Pourtant, il existe une alliée tout aussi efficace et bien plus durable : la nature !
Elle régule depuis toujours les éléments qui constituent notre environnement. Toutefois, en artificialisant les espaces naturels qui nous entourent, nous avons tendance à l’oublier et à supprimer ses bienfaits.
Voici donc ta mission : récolter, dans chaque écosystème de notre territoire, des actions basées sur la nature et ses services, pour lutter ou nous adapter face aux risques. Tu rencontreras certainement des gens déjà investis, prêts à te guider. A toi de jouer !
Exposition en cours de réalisation
- 3 modules existent : le littoral, les friches et la nature en ville.
- Découvrez prochainement : la montagne, les zones humides et l’agriculture.
Modalités de prêt
Pour toute information ou demande de prêt, envoyer un mail à : communication@osupytheas.fr.
Tout emprunt est soumis à l’établissement d’une fiche de prêt qui formalise les conditions d’emprunt.
Explorer l’environnement / Fourmis et Écologie : Des alliées inattendues
Les fourmis : des alliées inattendues pour la biodiversité !
Les fourmis, petites créatures discrètes, pourraient jouer un rôle clé dans la restauration de la nature. Comment ces insectes, souvent invisibles mais omniprésents, contribuent-ils à l’équilibre écologique ? Quel est leur impact sur la biodiversité et la gestion des écosystèmes ?
Cet épisode d’INNOVATION SUR MESURE, a le plaisir de recevoir Thierry DUTOIT, directeur de recherche CNRS à l’IMBE (Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie). Avec lui, nous explorons les projets scientifiques innovants qui révèlent le potentiel insoupçonné des fourmis dans la préservation de notre environnement.
Un échange captivant sur l’importance de ces petites créatures et leur rôle central dans la restauration de la nature.
Écoutez dès maintenant et découvrez comment ces alliées invisibles pourraient bien sauver notre planète !
Dr Pierre-André Garambois, Prix Jeune Chercheur 2025 du Prix départemental pour la Recherche en Provence
M. Pierre-André Garambois, Docteur, Chargé de Recherche à l’INRAE, a reçu le prix jeune Chercheur 2025 du Prix de la Recherche en Provence pour ses travaux, menés depuis plus d’une décennie, sur la modélisation des écoulements en hydrologie de surface, depuis leur genèse sur les versants jusqu’à leur propagation dans les réseaux hydrographiques et les plaines inondables.
Résumé de ses travaux de recherche
Ses travaux de recherche, menés depuis plus d’une décennie, portent sur la modélisation des écoulements en hydrologie de surface, depuis leur genèse sur les versants jusqu’à leur propagation dans les réseaux hydrographiques et les plaines inondables.
Ils s’inscrivent dans une démarche intégrée de modélisation hydrologique-hydraulique (H&H), croisant observation multi-capteurs (pluie, débit, niveau d’eau, altimétrie satellitaire) et développement de modèles distribués, mécanistes et hybrides (physique–IA). L’objectif est d’améliorer la représentation des processus de génération et de propagation des écoulements dans un contexte de données souvent hétérogènes, incertaines et spatialement incomplètes.
Un axe central de ses recherches concerne l’évaluation conjointe des modèles et de leurs paramètres à partir d’observations indirectes et peu denses, dans une perspective d’assimilation de données et de réduction des incertitudes.
Il a ainsi contribué au développement de chaînes de modélisation couplant modèles pluie–débit, lois altimétrie– débit et modèles hydrauliques (Saint-Venant complets ou simplifiés), adaptés aux contraintes de données rares ou émergentes comme celles issues de la mission SWOT.
Ces approches permettent d’intégrer l’altimétrie spatiale pour contraindre les géométries hydrauliques, estimer les débits d’apport, améliorer la calibration et renforcer le réalisme des modèles hydrologiques. Plus récemment, il a participé à la conception de modèles hybrides distribués, combinant lois physiques et réseaux de neurones. Ces modèles, tirant parti du contenu informatif inédit de la visibilité hydraulique spatiale, ouvrent de nouvelles perspectives pour simuler les débits-inondations à grande échelle, découvrir de nouvelles lois hydrologiques multi-échelles et accroître l’interprétabilité et la généralisabilité des modèles IA.
Ces travaux visent à répondre aux besoins sociétaux liés à la prévision des crues, à la gestion des ressources en eau et à l’adaptation au changement climatique. Ils s’inscrivent dans une dynamique de recherche appliquée, avec des débouchés opérationnels concrets via le développement d’outils open source de prévision hydrologique et hydraulique à l’échelle nationale (Vigicrues Flash) et internationale (Digital Twins Hydr’Avatar), et à travers son rôle de co-concepteur du centre d’expertise EO-Hydrolab (CNES).
Votre « sapin » de Noël n’est peut-être pas un sapin, voici pourquoi !
Souvent, le « sapin » de Noël n’est pas un sapin. Et il n’est pas lié historiquement à la naissance de Jésus de Nazareth. Deux botanistes se sont penchés sur ces paradoxes et nous aident à identifier les différents types d’arbres utilisés pour le 24 décembre.
Chaque année au mois de décembre, les « sapins » de Noël réapparaissent dans l’espace public, souvent richement ornementés et illuminés, mais également dans de nombreux foyers français où leurs branches les plus basses attendent d’abriter les cadeaux. Associé à la fête chrétienne de la nativité, cette tradition bien ancrée en Europe n’est pourtant pas d’origine religieuse, et le « sapin » de Noël est rarement un sapin ! Revenons donc en arrière pour tout comprendre à ces paradoxes.
Aux origines du sapin de Noël
Les origines du sapin de Noël restent incertaines et remontent probablement à la fin du Moyen Âge en Europe. Les premières mentions avérées apparaissent, indépendamment les unes des autres, au début du XVe siècle dans les régions germaniques de l’Ouest et du Nord, dans les pays baltes et, peu de temps après, en Alsace, où la première érection d’un sapin de Noël à Strasbourg date de 1492.Partout, en fin d’année, des conifères décorés de pommes, de pain d’épices et de guirlandes sont érigés sur la place publique.
Quelques années plus tard, des mâts ornés de lierre et de houx (des plantes à fleurs qui, comme la majorité des conifères, conservent leur feuillage en hiver) sont mentionnés en Angleterre.
Chaque fois, ce sont les corporations commerçantes qui sont à l’initiative de ce qui est baptisé « mai d’hiver » ou « mai de Noël ». En effet, cette pratique serait une transposition hivernale des « mais », ces arbres érigés au début du mois de mai pour célébrer la renaissance printanière de la végétation. Le terme « arbre de Noël » (Weihnachtsbaum) n’apparaît, lui, qu’en 1611, à Turckheim, en Alsace.
Il faut ensuite attendre le XVIe siècle pour que cette tradition, qui concernait uniquement la place publique, fasse son entrée dans la sphère privée. À Sélestat (Alsace), en 1521, un édit municipal autorise ainsi les habitants à couper de petits sapins pour Noël ; des conifères sont vendus sur les marchés à des particuliers pour qu’ils puissent les ramener chez eux et les décorer de pommes, de friandises et de gaufrettes.
