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Dr Pierre-André Garambois, Prix Jeune Chercheur 2025 du Prix départemental pour la Recherche en Provence

12 janvier 2026 by

M. Pierre-André Garambois, Docteur, Chargé de Recherche à l’INRAE, a reçu le prix jeune Chercheur 2025 du Prix de la Recherche en Provence pour ses travaux, menés depuis plus d’une décennie, sur la modélisation des écoulements en hydrologie de surface, depuis leur genèse sur les versants jusqu’à leur propagation dans les réseaux hydrographiques et les plaines inondables.

Résumé de ses travaux de recherche

Ses travaux de recherche, menés depuis plus d’une décennie, portent sur la modélisation des écoulements en hydrologie de surface, depuis leur genèse sur les versants jusqu’à leur propagation dans les réseaux hydrographiques et les plaines inondables.

Ils s’inscrivent dans une démarche intégrée de modélisation hydrologique-hydraulique (H&H), croisant observation multi-capteurs (pluie, débit, niveau d’eau, altimétrie satellitaire) et développement de modèles distribués, mécanistes et hybrides (physique–IA). L’objectif est d’améliorer la représentation des processus de génération et de propagation des écoulements dans un contexte de données souvent hétérogènes, incertaines et spatialement incomplètes.

Un axe central de ses recherches concerne l’évaluation conjointe des modèles et de leurs paramètres à partir d’observations indirectes et peu denses, dans une perspective d’assimilation de données et de réduction des incertitudes.

Il a ainsi contribué au développement de chaînes de modélisation couplant modèles pluie–débit, lois altimétrie– débit et modèles hydrauliques (Saint-Venant complets ou simplifiés), adaptés aux contraintes de données rares ou émergentes comme celles issues de la mission SWOT.

Ces approches permettent d’intégrer l’altimétrie spatiale pour contraindre les géométries hydrauliques, estimer les débits d’apport, améliorer la calibration et renforcer le réalisme des modèles hydrologiques. Plus récemment, il a participé à la conception de modèles hybrides distribués, combinant lois physiques et réseaux de neurones. Ces modèles, tirant parti du contenu informatif inédit de la visibilité hydraulique spatiale, ouvrent de nouvelles perspectives pour simuler les débits-inondations à grande échelle, découvrir de nouvelles lois hydrologiques multi-échelles et accroître l’interprétabilité et la généralisabilité des modèles IA.

Ces travaux visent à répondre aux besoins sociétaux liés à la prévision des crues, à la gestion des ressources en eau et à l’adaptation au changement climatique. Ils s’inscrivent dans une dynamique de recherche appliquée, avec des débouchés opérationnels concrets via le développement d’outils open source de prévision hydrologique et hydraulique à l’échelle nationale (Vigicrues Flash) et internationale (Digital Twins Hydr’Avatar), et à travers son rôle de co-concepteur du centre d’expertise EO-Hydrolab (CNES).

Votre « sapin » de Noël n’est peut-être pas un sapin, voici pourquoi !

12 janvier 2026 by

Souvent, le « sapin » de Noël n’est pas un sapin. Et il n’est pas lié historiquement à la naissance de Jésus de Nazareth. Deux botanistes se sont penchés sur ces paradoxes et nous aident à identifier les différents types d’arbres utilisés pour le 24 décembre.

Chaque année au mois de décembre, les « sapins » de Noël réapparaissent dans l’espace public, souvent richement ornementés et illuminés, mais également dans de nombreux foyers français où leurs branches les plus basses attendent d’abriter les cadeaux. Associé à la fête chrétienne de la nativité, cette tradition bien ancrée en Europe n’est pourtant pas d’origine religieuse, et le « sapin » de Noël est rarement un sapin ! Revenons donc en arrière pour tout comprendre à ces paradoxes.

Aux origines du sapin de Noël
Les origines du sapin de Noël restent incertaines et remontent probablement à la fin du Moyen Âge en Europe. Les premières mentions avérées apparaissent, indépendamment les unes des autres, au début du XVe siècle dans les régions germaniques de l’Ouest et du Nord, dans les pays baltes et, peu de temps après, en Alsace, où la première érection d’un sapin de Noël à Strasbourg date de 1492.Partout, en fin d’année, des conifères décorés de pommes, de pain d’épices et de guirlandes sont érigés sur la place publique.

Quelques années plus tard, des mâts ornés de lierre et de houx (des plantes à fleurs qui, comme la majorité des conifères, conservent leur feuillage en hiver) sont mentionnés en Angleterre.

Chaque fois, ce sont les corporations commerçantes qui sont à l’initiative de ce qui est baptisé « mai d’hiver » ou « mai de Noël ». En effet, cette pratique serait une transposition hivernale des « mais », ces arbres érigés au début du mois de mai pour célébrer la renaissance printanière de la végétation. Le terme « arbre de Noël » (Weihnachtsbaum) n’apparaît, lui, qu’en 1611, à Turckheim, en Alsace.

Il faut ensuite attendre le XVIe siècle pour que cette tradition, qui concernait uniquement la place publique, fasse son entrée dans la sphère privée. À Sélestat (Alsace), en 1521, un édit municipal autorise ainsi les habitants à couper de petits sapins pour Noël ; des conifères sont vendus sur les marchés à des particuliers pour qu’ils puissent les ramener chez eux et les décorer de pommes, de friandises et de gaufrettes.

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Le chêne-liège, un arbre victime de la surexploitation de ses forêts comme de leur abandon

12 janvier 2026 by

C’est un arbre pourvoyeur de multiples ressources depuis des millénaires et à la résilience remarquable lorsqu’il est confronté aux flammes. Le chêne-liège est cependant aujourd’hui menacé, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, par le changement climatique ainsi que par sa surexploitation ou son abandon.

Alcornoque, surera, ballot, leuge, rusque, surier, suve, corcier… tous ces noms renvoient en fait à un seul et même arbre, le chêne-liège (Quercus suber) dont Pline l’Ancien (Ier siècle de notre ère) vantait déjà tous les mérites et utilisations.

Ce chêne d’une hauteur moyenne de 10 mètres à 15 mètres, dont le feuillage persistant est assez semblable à celui du chêne vert (Quercus ilex), en diffère par son houppier étalé, ses grosses branches maîtresses – les charpentières – relativement horizontales et surtout par son écorce exubérante – le liège – un matériau exceptionnel à l’origine de l’intérêt que cet arbre a pu susciter et suscite encore.

C’est bien sûr l’utilisation du liège pour les bouchons, mais aussi dans le BTP en tant qu’isolant phonique et thermique avec aujourd’hui des avancées prometteuses dans le domaine de l’écoconstruction des bâtiments ou encore pour les fusées Ariane.

La fabrication de chaussures fait partie des nombreuses utilisations du liège, comme en témoigne cette gravure issue du livre le Liège et ses utilisations, de Henri de Graffigny (1863-1934). Gallica
Ainsi, les forêts de chêne-liège, qualifiées de systèmes socio-écologiques, ont été exploitées, soignées et modifiées depuis plus de trois mille ans, principalement pour ce liège, mais aussi pour leurs fruits, les glands, qui nourrissent ou ont nourri autant les humains que le bétail.

Dans sa région d’origine, la suberaie – c’est ainsi qu’on nomme une forêt de chêne-liège – a ainsi été largement favorisée par l’être humain. Observez nombre de suberaies des Albères, dans les Pyrénées ; vous verrez que les arbres sont peu ou prou alignés, c’est là le signe de la main humaine.

Malgré cette exploitation millénaire, ces suberaies peuvent héberger une biodiversité remarquable, notamment une faune spécifique et inféodée au bois mort et aux microhabitats que forment les vieux arbres souvent présents dans ces suberaies exploitées. La suberaie représente aussi l’habitat de prédilection de la tortue d’Hermann, unique espèce de tortue terrestre présente en France hexagonale et en Corse.

Au Maroc, ces écosystèmes abritent des petites mares temporaires, les dayas, à la biodiversité exceptionnelle, malheureusement menacées par le changement climatique et la surexploitation.

> Lire l’article sur The conversation

La magie des sols

5 juin 2023 by

Comment ça marche ?

Téléchargez gratuitement l’application « Street science » sur votre smartphone.

Google play              Apple Store

Une fois l’application téléchargée, choisissez « Balade nomade » puis sélectionnez « La magie des sols« 
En scannant certaines parties du poster, celui-ci s’animera.

 

Un poster interactif pour découvrir la richesse des sols et s’amuser avec leurs fascinants habitants.

Le sol sous nos pieds n’est pas un support inerte pour nos routes et nos maisons, mais un lieu d’interactions entre le climat, les êtres vivants et la roche souterraine : il est à la base de la vie terrestre, et notre santé est indissociable de la sienne. Pour vous faire découvrir cette richesse, l’OSU Institut Pythéas (CNRS, AMU, IRD, INRAE) lance, à l’occasion de la Fête de la Science 2022, un poster interactif dédié aux sols.

Ce poster, réalisé par l’illustratrice scientifique Margaux Bidat en collaboration avec Thierry Gauquelin, professeur émérite Aix-Marseille Université à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE – OSU Institut Pythéas / CNRS, AMU, IRD, INRAE) vous offre une petite immersion ludique et pédagogique dans l’univers des sols.

Notre vision de la biodiversité se borne généralement aux espèces que nous côtoyons et apprécions : mammifères, oiseaux, etc. Nous pensons moins souvent aux poissons, et encore moins aux végétaux.

Et dans les sols alors ?

Plus petits, parfois invisibles et bien moins populaires, les individus qui les peuplent et leurs liens sont pourtant fondamentaux. Les sols sont, par exemple, des écosystèmes indispensables à notre sécurité alimentaire. Sans eux, pas de nourriture ! Mais ce n’est pas tout : ils sont aussi un formidable réservoir de biodiversité, un lieu d’échanges invisibles façonné par la vie qui grouille en eux. Capacité à garder l’eau, dégradation des déchets naturels, stockage de carbone, nutrition des plantes… autant de rôles remplis par les collemboles, les vers de terre, les champignons ou les bactéries !

 

Modalités de prêt du poster interactif :

Ce poster existe en grand format de 2 x 2,20 m. Il est en tissus et se fixe sur une structure en aluminium fournie.

Pour toute information ou demande de prêt, envoyer un mail à : communication@osupytheas.fr.
Tout emprunt est soumis à l’établissement d’une fiche de prêt qui formalise les conditions d’emprunt.

 

Texte tiré de l’exposition : La biodiversité de A à Z de l’OSU Institut Pythéas

Voir en ligne : À retrouver et à télécharger sur Street Sciences

Le pouvoir insoupçonné des eaux souterraines en BD

14 juin 2023 by

Une image vaut mieux qu’un long discours. 

Quel est le point commun entre des polluants atmosphériques, des sources d’eau invisibles, et des pêcheurs d’éponge en Grèce ? Ce sont autant d’énigmes scientifiques auxquelles les chercheurs d’OT-Med apportent des réponses grâce à leurs recherches !

  • Pour les découvrir, nos fiches pédagogiques illustrées sont à votre disposition. Car derrière chaque projet de recherche, il y a tout une histoire : contexte, objectifs, résultats et anecdotes, on vous raconte tout, en images sur une simple feuille A4 !
  • Visionnez également nos vidéos dessinées de 5 minutes : vous découvrirez les outils, techniques et indices utilisés par nos chercheurs pour mener à bien un projet de recherche environnementale.

 

Cette BD est issue d’une série de fiches élaborées par le LabEx OT-Med, un groupement de laboratoires de recherche environnementale, afin de faire découvrir les résultats des projets de recherche menés par ses équipes scientifiques depuis 2012.

Découvrez comment le CEREGE et le MIO se questionnent sur les nutriments dont se servent les espèces marines côtières dans les lagunes.

 

Projet de recherche : ECOMEDLOC – Aladin Andrisoa, Thomas Stieglitz

Création : Marie-Charlotte Bellinghery

 

Laboratoires impliqués : Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement et Institut Méditerranéen d’Océanologie.

 

Voir en ligne : Retrouvez toutes les fiches projets d’OT-Med

 

Télécharger la BD : cliquez ici

Recette de la litière du sol face au changement climatique

15 juin 2023 by

Une image vaut mieux qu’un long discours

Quel est le point commun entre des polluants atmosphériques, des sources d’eau invisibles, et des pêcheurs d’éponge en Grèce ? Ce sont autant d’énigmes scientifiques auxquelles les chercheurs d’OT-Med apportent des réponses grâce à leurs recherches !

  • Pour les découvrir, nos fiches pédagogiques illustrées sont à votre disposition. Car derrière chaque projet de recherche, il y a tout une histoire : contexte, objectifs, résultats et anecdotes, on vous raconte tout, en images sur une simple feuille A4 !
  • Visionnez également nos vidéos dessinées de 5 minutes : vous découvrirez les outils, techniques et indices utilisés par nos chercheurs pour mener à bien un projet de recherche environnementale.

 

Cette BD est issue d’une série de fiches élaborées par le LabEx OT-Med, un groupement de laboratoires de recherche environnementale, afin de faire découvrir les résultats des projets de recherche menés par ses équipes scientifiques depuis 2012.

Projet de recherche : FORESOILMED – Maya KHEIR, Anne Marie FARNET

Création : Marie-Charlotte Bellinghery

 

Laboratoire impliqué : Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale.

 

Voir en ligne : Retrouvez toutes les fiches projets d’OT-Med

 

Télécharger la BD : cliquez ici

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