Levez le voile sur cette nouvelle année 2026 !
Graphisme et animation : Inès Bussède, DSAA Design de médiation et d’interaction et Mélody Didier, UAR Pythéas
by osuadmin
Levez le voile sur cette nouvelle année 2026 !
Graphisme et animation : Inès Bussède, DSAA Design de médiation et d’interaction et Mélody Didier, UAR Pythéas
by osuadmin
Présentation des 3 catégories de Prix
Grand Prix : Ce Prix est destiné à récompenser un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche qui se sont distingués par des résultats ou des réalisations remarquables et dont le Jury souhaite saluer la qualité et/ou l’originalité des travaux, ainsi que sa notoriété auprès des médias et du grand public.
Prix jeune chercheur : Ce Prix s’adresse à une personne en activité âgée de moins de 40 ans au moment du dépôt du dossier de candidature, et récompense sa capacité à ouvrir de nouvelles perspectives de recherche au sein de sa discipline, l’originalité de ses travaux et les retombées scientifiques de ses découvertes aussi bien que son apport sociétal.
Prix spécial : Ce Prix est destiné à mettre en lumière une belle découverte effectuée par un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche qui se sont distingués récemment par un résultat ou une réalisation remarquable dans la thématique définie chaque année par le Département. Le Jury prendra en considération le caractère sociétal ainsi que le côté innovant et créatif du dossier de candidature.
Résumé de ses travaux de recherche
L’invasion du crabe bleu américain Callinectes sapidus représente aujourd’hui l’une des menaces écologiques majeures en Méditerranée. Depuis 2024, cette espèce exotique, opportuniste et agressive, a colonisé de manière spectaculaire les lagunes et les côtes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), provoquant la disparition locale de plusieurs espèces méditerranéennes emblématiques, tout en causant une crise économique sévère pour la pêche artisanale lagunaire.
Cette situation a conduit à une mobilisation scientifique et institutionnelle rapide afin de comprendre les dynamiques d’expansion de ce crabe et de mettre en œuvre des mesures de gestion efficaces. Des suivis réguliers des populations ont été mis en place pour analyser la structure et le fonctionnement des colonies de crabes bleus dans chaque site envahi. Ces données permettent d’identifier les points de régulation prioritaires.
En parallèle, sachant que cette espèce est largement consommée et appréciée dans son aire d’origine (notamment en Amérique du Nord), une filière de valorisation alimentaire est en cours de structuration en région PACA auprès de laquelle le candidat est consultant pour partager son expérience tunisienne. Celle-ci vise à transformer ce problème écologique en ressource économique, en valorisant les captures issues des pêches de régulation et en soutenant les pêcheurs locaux.
Fort d’une expérience de plus de quatre années sur l’étude des crabes bleus en Méditerranée, notamment en Tunisie où des réponses concrètes ont été mises en œuvre, le candidat apporte aujourd’hui son expertise en tant que Chargé de Recherche à l’IRD pour accompagner la réponse française à cette invasion. Son approche repose sur deux axes complémentaires : (i) des recherches scientifiques pour mieux comprendre la biologie, l’écologie et la dynamique des populations envahissantes ; (ii) des actions de sensibilisation du public, telles que la campagne « Sauve ta mer, mange un crabe bleu ».
Cette campagne associe événements artistiques, ateliers scientifiques et dégustations pour sensibiliser aux enjeux écologiques tout en valorisant cette ressource émergente. Inspirée du livre « De l’invasion à l’assiette : les recettes à base de crabes bleus », coécrit avec des partenaires tunisiens, elle contribue à une approche innovante, interdisciplinaire et durable de gestion et la régulation des invasions biologiques en Méditerranée
Pierre-André GARAMBOIS, Docteur, Chargé de Recherche au laboratoire RECOVER – INRAE pour ses travaux concernant les modèles hydrologiques-hydrauliques hybrides,
Consultez sa vidéo de présentation sur Pierre-André GARAMBOIS
« Le Département des Bouches-du-Rhône soutient la recherche, dans toutes les disciplines, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, aussi bien en sciences sociales et humaines qu’en sciences exactes. Soucieux de la constitution de pôles scientifiques innovants au service du développement du territoire et du bien-être des Provençaux, le Département soutient des projets d’aménagement structurants pour l’attractivité et le rayonnement du territoire » souligne le conseil départemental dans un communiqué.
by osuadmin
Ils peuplent aussi bien les éoliennes, les voitures électriques que les écrans d’ordinateur et de smartphone. Ces métaux discrets mais essentiels aux outils technologiques actuels, ce sont les terres rares. Au nombre de dix-sept, elles sont réputées pour leurs propriétés chimiques, optiques, magnétiques et catalytiques uniques… et font à ce titre l’objet d’une véritable ruée minière à l’échelle mondiale. Depuis 2015, la production mondiale en terres rares a enregistré une croissance annuelle moyenne de 13 % ; celle-ci est encore plus soutenue pour les terres rares utilisées par les technologies de décarbonation, comme le néodyme, qui a vu sa demande doubler en dix ans.
Or, les terres rares posent un éminent problème de souveraineté nationale : la France ne dispose d’aucun gisement exploitable à court terme sur son territoire. Le problème vaut également pour l’Europe, qui, malgré quelques gisements en Suède et au Groenland, dépend principalement d’importations étrangères… et principalement de Chine. Ce dernier pays s’est imposé comme l’épicentre de la chaîne de valeur mondiale, de l’extraction à la production manufacturière. Si la Chine ne possède que 35 % des ressources1 et 44 % des réserves2 estimées en terres rares, elle a depuis les années 2000 fortement augmenté son potentiel industriel pour représenter aujourd’hui jusqu’à 70 % de l’extraction mondiale de minerais et 85 à 95 % du raffinage et de la transformation.

Dans ces conditions, la Mission pour l’expertise scientifique du CNRS a lancé une expertise scientifique collective sur l’utilisation responsable des terres rares. Pour ce faire, un collectif de 17 chercheurs et chercheuses et l’aide plus ponctuelle de 13 autres a étudié un corpus de plus de 4 000 publications scientifiques. Avec un objectif : apporter à la puissance publique un éclairage sur les leviers existants pour réduire la dépendance française à ces métaux aujourd’hui omniprésents dans notre quotidien et essentiels à l’industrie dans bien des secteurs.
Une question de souveraineté
Pour échapper au monopole chinois, les puissances publiques européennes incitent d’une part à la diversification des sources d’approvisionnement et, d’autre part, à la relocalisation des mines sur le Vieux Continent. C’est tout l’enjeu du Règlement sur les matières premières critiques, adopté par le Parlement européen en 2024, et du plan RESourceEU annoncé par la présidente de la Commission européenne fin octobre 2025. En plus de ce texte européen, la France s’est dotée d’une délégation interministérielle aux approvisionnements en minerais et métaux stratégiques et d’un observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles. L’enjeu lie éminemment souveraineté politique et indépendance économique, comme le résume Clément Levard, l’un des trois copilotes de l’expertise et directeur de recherche au CNRS au sein du Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement3 : « À travers cette expertise, il s’agit d’étudier tous les leviers qui permettent de réduire notre dépendance aux approvisionnements extérieurs ».

Quelques innovations technologiques ont déjà permis de diminuer la consommation de terres rares, à l’image de l’optimisation des moteurs de véhicules électriques pour en réduire la quantité d’aimants permanents, composés principalement de néodyme. Mais cette substitution n’a parfois fait que « déplacer la dépendance vers d’autres matériaux critiques », remarque Clément Levard. Celui-ci prend pour exemple le développement des batteries Li-ion en remplacement des batteries NiMH ; si les voitures électriques peuvent, grâce à ces nouvelles batteries, s’émanciper en partie des terres rares, c’est au prix d’une nouvelle dépendance au lithium, au cobalt et au manganèse. En outre, ces ruptures technologiques restent exceptionnelles, car dans bien des produits finis, comme la fibre optique, « les terres rares sont peu ou pas substituables en raison de leurs propriétés uniques, au risque d’une baisse de performance », argumente le chercheur.
Le recyclage, Eldorado pour l’industrie ?
C’est pourquoi, plus qu’à leur substitution complète, l’Europe pousse à la diversification de l’approvisionnement en terres rares. Or, hormis quelques gisements en Suède et au Groenland, l’Union européenne possède peu de minerais à sa portée. C’est pourquoi elle ambitionne une autre voie que l’extraction primaire : le recyclage. Celui-ci est désormais perçu par les puissances publiques comme « le principal levier d’approvisionnement local », précise Romain Garcier, autre copilote et maître de conférences à l’École normale supérieure de Lyon au sein du laboratoire Environnement, ville et société4. Le plan RESourceEU prévoit ainsi de réutiliser et recycler les produits et matériaux critiques, dont les terres rares, contenus dans les produits européens. Si le recyclage a de grandes vertus environnementales, avec une empreinte carbone nettement inférieure à celle de l’extraction primaire, il dispose surtout d’un immense potentiel industriel. Et pourtant, « actuellement, moins d’1 % des terres rares sont recyclées au niveau mondial, un chiffre en stagnation depuis le début des années 2010 », détaille le géographe. Quelques entreprises, parmi lesquelles la start-up grenobloise MagREEsource, issue de l’Institut Néel du CNRS, ont récemment annoncé démarrer des projets de recyclage.

Le potentiel augmente encore lorsqu’on se penche sur les sources secondaires issues de déchets industriels, comme les résidus de bauxite, ou miniers, à l’instar des cendres de charbon. En Europe, une étude estime qu’on pourrait extraire jusqu’à 270 000 tonnes de ces métaux à partir des résidus de bauxite stockés ces dernières années soit 70 % de la production mondiale en 2024. Même constat de l’autre côté de l’Atlantique : aux États-Unis, une récente étude scientifique a mis en lumière le fait que les cendres de charbon contiendraient environ 11 millions de tonnes de terres rares, soit près de huit fois les réserves nationales connues du pays.
Toutefois, la mine urbaine des terres rares n’a rien d’un Eldorado à portée de main. Plusieurs freins s’opposent à l’industrialisation du recyclage, à commencer par un obstacle de taille : la dispersion des terres rares dans les technologies. Romain Garcier en donne un exemple frappant : « Il faudrait recycler deux millions de smartphones pour récolter la même quantité de terres rares que dans une seule éolienne marine ». Or, cette dissémination des terres rares dans de petits objets – LED, aimants de téléphones portables, etc. – constitue un frein à la collecte en vue du recyclage. Par ailleurs, aussi optimal puisse-t-il être, le recyclage ne résoudra toujours qu’une partie de l’équation. Comme le souligne le copilote, « à l’échelle mondiale, la hausse de la demande en terres rares est si forte que le recyclage à lui seul ne peut pas suffire à la satisfaire ».
Les défis sociaux et environnementaux des mines
Aussi, par-delà le recyclage et la sobriété des usages, l’expertise scientifique explore les alternatives de production plus responsables. Toutefois, le retour des mines en Europe n’est pas sans poser de questions, notamment sur l’assentiment donné par les populations riveraines. Pascale Ricard, troisième copilote et chargée de recherche au CNRS au sein du laboratoire Droits international, comparé et européen5, souligne ainsi que le Règlement sur les matières premières critiques « privilégie l’approvisionnement et la relocalisation à la prise en compte des principes environnementaux et démocratiques. Or, précise-t-elle, la relocalisation des activités minières soulève des enjeux sociaux et environnementaux majeurs. La réouverture des mines suppose un débat démocratique sur les besoins de l’approvisionnement en tant que tel ». Même si, depuis la fermeture de la plupart des mines en Europe au tournant du millénaire, le droit minier a considérablement renforcé la prise en compte de l’environnement et des populations locales, il n’empêche que le retour des mines suscite d’ores et déjà des contestations politiques. La spécialiste du droit prend pour exemple la mobilisation à l’encontre du projet de mine de lithium à Echassières, dans l’Allier, qui a débuté dès son annonce en 2022.

Pour contourner les oppositions citoyennes, l’industrie pourrait se tourner vers les richesses des océans, en particulier des fonds marins. En effet, comme le rappelle Pascale Ricard, « la France possède le deuxième plus grand domaine maritime mondial avec plus de 10 millions de km². Celui-ci contient probablement de grandes réserves de terres rares dans ses territoires ultra-marins ». Des terres rares qui se nicheraient dans les fameux nodules polymétalliques au fond des océans. Or, alerte la chercheuse, « d’une part les quantifications de ces réserves sont méconnues et, d’autre part, l’exploitation des nodules polymétalliques au fond des océans pose d’évidents problèmes environnementaux, d’autant que plane sur cette extraction la menace d’un probable moratoire – soutenu par la France elle-même ».
Aussi, la France ne peut pas se passer de l’importation de terres rares dans l’immédiat, concluent les trois copilotes de l’expertise scientifique. « La sobriété en matière d’usages en terres rares peut contribuer à sécuriser les approvisionnements nationaux, mais elle suppose pour ce faire une perspective holistique, à savoir réduire, recycler et produire autrement », explicite Clément Levard.
En bien ou en mal, notre avenir continuera de s’écrire avec les terres rares.

by osuadmin
Au programme Marseillais…
Et au-delà…
by osuadmin
Les 14èmes Journées du Réseau REVER se dérouleront à Avignon, organisées à Avignon Université par l’IMBE – Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie.
REVER, le réseau d’Échanges et de Valorisation en Écologie de la restauration, a été crée en 2008 afin de favoriser les relations entre gestionnaires, praticiens, étudiants et scientifiques œuvrant dans les domaines de l’écologie de la restauration et/ou de la restauration écologique. Depuis plus de 15 ans, REVER propose l’organisation de colloques regroupant étudiants, chercheurs et professionnels de la restauration écologique. Habituellement organisées sur 2 ou 3 jours, ces journées visent à échanger en salle lors de sessions thématiques, d’ateliers (ou sur le terrain lors de la visite de sites de restauration).
REVER 14 – Restaurer et Planifier
13 – 14 janvier 2026
Campus Hannah Arendt – Avignon Université (centre ville d’Avignon)
Le site internet est à présent ouvert pour recueillir vos propositions de communication et vos inscriptions. Toutes les informations y sont : https://rever14.sciencesconf.org
by osuadmin
L’OSU Institut Pythéas vous propose 5 formations en alternance pour assurer votre continuité professionnelle !
Ecogest / Ecologie pour la gestion des villes et des territoires
Ce parcours forme des écologues généralistes avec une ouverture à l’interdisciplinarité associant un socle solide en écologie à des multi-compétences en sciences humaines et sociales (sociologie, géographie, urbanisme et aménagement du territoire, droit de l’environnement). Ces professionnels seront en capacité d’identifier les réseaux d’acteurs et de maîtriser les enjeux de préservation de la biodiversité dans les espaces artificialisés (métropolisés, urbains, ruraux, littoraux, infrastructures linéaires de transports, centrales énergétiques…), pour définir des méthodes d’aménagement et de gestion par une approche interdisciplinaire, afin d’accompagner les politiques environnementales et d’en concevoir les suivis.
Solfondnat / Solutions fondées sur la nature
Ce parcours forme des écologues généralistes aptes à analyser l’état des écosystèmes perturbés et/ou pollués de façon systémique. Ils seront aptes à conceptualiser des solutions d’atténuation de la pollution et à concevoir des actions intégrées d’ingénierie écologique visant à protéger, gérer de manière durable et à restaurer les écosystèmes. Sur la base d’un socle théorique solide en ingénierie écologique, les étudiants pourront mobiliser leurs connaissances en droit de l’environnement et travailler en interaction avec le réseau d’acteurs et d’usagers du territoire pour mener à bien des réflexions écologiques intégratives et adaptées favorisant la préservation des écosystèmes et la mise en place de solutions innovantes et durables au cas par cas.
Gema / Gestion de l’eau et des milieux aquatiques
Ce parcours forme des futurs cadres spécialistes du fonctionnement, de la conservation et de la réhabilitation des milieux aquatiques continentaux, ainsi que dans le domaine du traitement des eaux usées et de la potabilisation des eaux.
Ces professionnels contribueront à améliorer et à mettre en œuvre des stratégies de la qualité des eaux, à développer et utiliser des outils techniques et/ou méthodologiques en vue de la surveillance et de la diminution des impacts anthropiques sur les ressources en eau et à initier des plans d’action en cas de gestion de crises naturelles (inondations, crues, sècheresse). Les étudiants sauront proposer une démarche de mise en œuvre des stratégies permettant d’associer conservation de la biodiversité et prévention du risque inondation.
Geste / Gestion de l’Environnement Sciences et Technologies
Ce parcours forme des futurs cadres spécialisés en sciences et technologies de l’environnement aptes à répondre aux défis sociétaux, environnementaux et énergétiques actuels et à venir. Il est fondé sur cinq options métiers qui couvrent la gestion des ressources et des pollutions, des sols contaminés et des déchets, de la qualité de l’air, les enjeux énergétiques et climatiques. La formation ouvre sur des postes d’ingénieur en sécurité ou responsabilité environnementale (HSE, RSE), en développement ou performance énergétique (éolien, photovoltaïque, hydraulique, thermicien…), en inspection des installations industrielles, chargé-e de mission bureau d’études en diagnostic de pollution et solutions de dépollution, responsable sites d’exploitation et gestion des déchets, chargé-e d’études et développement en laboratoire d’analyses environnementales.
Gerinat / Gestion territoriale des risques naturels et technologiques
Ce parcours forme depuis 2005 des professionnels équivalent ingénieur de la fonction publique territoriale, des services de l’Etat, des bureaux d’étude, de l’industrie polyvalents dans la gestion des risques naturels et technologiques. Il propose un enseignement permettant à l’étudiant d’élaborer une démarche pour la mesure, l’expertise des aléas et des risques, l’analyse critique et experte, la conception d’ouvrages, la définition de plans d’actions et de planification pour la prévention des risques et la gestion de crise. Ils pourront également accompagner les entreprises et les collectivités dans la résolution des problématiques environnementales de type diagnostics territoriaux, études réglementaires (code de l’environnement, PLU, PPR…), management environnemental.
Pour plus d’informations, consultez la plaquette des Formations en alternance à l’OSU Pythéas.
